dimanche 25 décembre 2011
Minuit chrétien, O tannenbaum
samedi 10 décembre 2011
Le temps de l'Avent
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Adventl Festmusik aus Dresden 2010 Carolina... par reklovia
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vendredi 18 novembre 2011
Agathe un si joli prénom
mercredi 16 novembre 2011
La Mélopée de Sanguima
lundi 30 mai 2011
Le Couronnement de la Vierge Marie

Avant que ne se termine le mois de Mai, le Mois de Marie, j’offre à mes lectrices et mes lecteurs les paroles de cet hymne que nous chantions étant enfants pour la cérémonie du Couronnement de la Vierge.
Je me souviens que pour moi c’était dans le petit village de mon enfance, avant le couronnement de la Vierge Marie dans l’Église Sainte Thérèse de l’enfant Jésus, toutes les rues avaient été décorées de roses blanches et roses et des autels de roses étaient dressés sur le parcours de la procession.
Les petites filles couronnées de roses et vêtues de robes blanches allaient en procession derrière notre vieux Curé, le Père Teyserre et notre dame de catéchisme, Mademoiselle Gentille, la première petite fille de la procession portait sur un coussin la couronne de roses pour la Vierge Marie.
On arrivait ensuite à l’Église, on entrait, deux petites filles procédaient au couronnement de la vierge qui se trouvait au-dessus de l’autel en grimpant sur deux petites échelles, l’une à droite l’autre à gauche, une fois la Vierge Marie couronnée, la messe commençait.
C’était les plus beaux jours du mois de Mai avec aussi celui des Communions solennelles qui se célébraient peu de temps après le 8 Juin de chaque année.
C'est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau !
Refrain:
C'est le mois de Marie
C'est le mois le plus beau
À la Vierge chérie
Disons un chant nouveau
1. Ornons le sanctuaire
De nos plus belles fleurs
Offrons à notre Mère
Et nos chants et nos cœurs
{Au Refrain}
2. Fais que dans la patrie
Nous chantions à jamais
O Divine Marie
Ton nom et tes bienfaits.
mercredi 11 mai 2011
Le voyage du Viking
mardi 10 mai 2011
On ne peut pas tout réussir : les œuvres imparfaites de magalie ...
lucienne magalie pons
dimanche 1 mai 2011
Au fil du temps : Ah ! vous dirais-je, maman
Whats the cause of my distress
Papa wants me to think clearly
Like a grown up oh how dreary
Me I'd rather eat my lollies... they mean more to me by far..
oooooooooooooooooo
ooooooooooooooooooo
oooooooooooooooo
mardi 22 février 2011
Ma petite "madeleine" de Proust
mardi 18 janvier 2011
samedi 15 janvier 2011
L"Alouette sur la branche
(Lorraine)
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L'alouette est sur la branche, l'alouette est sur la branche
Fait's un petit saut, l'alouette, l'alouette,
Fait's un petit saut, l'alouette comme il faut
Mettez vos bras en liance,
Mettez vos bras en liance,
Fait's un petit saut, l'alouette, l'alouette,
Fait's un petit saut, l'alouette comme il faut
Faites nous trois pas de danse
Faites nous trois pas de danse
Fait's un petit saut, l'alouette, l'alouette,
Fait's un petit saut, l'alouette comme il faut
Faites-nous la révérence
Faites-nous la révérence
Fait's un petit saut, l'alouette, l'alouette,
Fait's un petit saut, l'alouette comme il faut
lundi 10 janvier 2011
Mes mains sont douces ...le langage d'amour des fleurs
mardi 10 août 2010
ROSE de LUMIERE - 3me Chapitre -
3me chapitre
(Suite et fin)
Les dernières prières s’égrenaient, Lucile les récitait machinalement avec tous les fidèles, tout en regardant cette fois la statue de la Sainte Vierge tout au-dessus de l’autel. La Sainte Marie portait sur son voile bleu une couronne de roses naturelles, vestige un peu défraichi de la Fête du couronnement de la Vierge qui avait été célébré en procession le Dimanche précédent.
Il n’y avait pas eu de communion des fidèles au cours de cette Grand-messe (la communion des fidèles avait lieu pendant la « petite messe » du matin) et quand le Prêtre se retourna pour « l’Ite Missa Est », Lucile et ses petites compagnes en rang discipliné se dirigèrent vers la sortie pour s’envoler enfin sur le parvis comme une volée de bergeronnettes tout en bavardant entre elles.
- Viens avec moi Albine, proposa Lucile, je dois passer à la Boulangerie chez Monsieur Juan pour acheter des bonbons et des friandises, je t’en ferais gouter, mais je ne pourrais m’attarder hélas, je dois rejoindre ma voiture très vite parce que mon cocher me l’a demandé et je ne veux en aucun cas le fâcher en le faisant attendre.
- Ah c’est dommage je voulais que tu viennes un moment chez moi nous aurions pu nous amuser un moment et cueillir des fleurs dans le jardin
- Eh bien je te le promets nous le ferons dimanche prochain, mais aujourd’hui c’est mon anniversaire et nous devons être rentré pour Midi.
Albine embrassa son amie
- « Bon anniversaire », Lucile ! Tiens voici un cadeau pour toi, dit-elle et elle sortit de son petit sac une petite médaille de la vierge en émail Bleu !
- Oh comme elle est belle ! Aides moi à la passer sur ma chaîne d’argent, Merci, Merci de tout mon cœur
Les friandises achetées elles en goutèrent un peu et se séparèrent très vite .Le cocher attendait à l’emplacement prévu.
- Je ne t’ai pas fait attendre, j’espère que tu es content Mohamed ?
- Oui c’est bien ! , je suis content, mais maintenant il faut y aller.
La voiture s’ébranla et le voyage du retour comme l’aller permit à Lucile de bavarder encore pour passer le temps ; Il faisait plus chaud qu’au matin et pour se protéger du soleil Mohammed avait relevé la capote avant de la calèche, mais cela ne la gênait pas pour admirer le paysage et le retour se passa plus vite qu’elle ne l’avait prévu. Bibi le vieux cheval pressé de retrouver son avoine et son écurie pressait son trot.
Dès qu’ils arrivèrent à la ferme Lucile demanda la permission à sa mère d’aller faire un petit tour dans le jardin.
- Oui tu peux y aller mais pas plus d’un quart d’heure, nos invités vont arriver et tu dois te trouver avec nous pour les accueillir. .Donne-moi ton petit sac, je vais le ranger et fais attention de ne pas abîmer tes chaussures dans le jardin, suis les allées et évite de t’approcher des fossés et rigoles d’arrosage, vas voir les grands rosiers et tu me diras en revenant si les roses sont bien écloses. Hier soir il y en avait quelques unes épanouies, les roses et les jaunes surtout, mais les rouges du grand rosier n’étaient tout juste encore qu’en boutons
Lucile s’échappa dans le Jardin pressée de recevoir le Message que lui avait annoncé dans son rêve la Déesse Flora et dont elle ne doutait pas un instant qu’elle tiendrait sa promesse.
Ce jardin pour Lucile était son « autre monde » un lieu secret et mystérieux qu’elle ressentait comme surnaturel quand elle s’y trouvait seule.
Elle se dirigea vers le rosier qui se trouvait en bordure au milieu du Côté Est du Jardin sous un grand acacia et s’assit pensive et contemplative, sur une grosse pierre qui se trouvait là et lui servait souvent de banc pour ses rêveries éveillées.
Le Rosier ne portait que des boutons non encore déclos et Lucile le regarda un moment quand soudain, comme en un rêve, dans sa rêverie et ses pensées, une magnifique rose rouge surnaturelle surgit du feuillage vert de l’acacia tout juste au-dessus du Rosier, dans une auréole de vibrations lumineuses, et lui délivra son message avec la voix de la Déesse Flora qu’elle avait entendu en rêve, tout en répandant un parfum délicieux :
« Je suis la Rose de Lumière, Écoutes bien Lucile, tu manque de sagesse, si tu n’appelle pas la sagesse de ta propre volonté pour la fixer dans ton cœur, et tes pensées, elle s’enfuira de toi et tout ce tu feras ensuite dans ta vie blessera ou te blessera »
- Ton caractère est trop vif et impatient attise tout tes désirs, seule la Sagesse te conduira sur le chemin de la tempérance qui est un bien précieux Voilà mon secret Lucile : la force est éphémère, la beauté est passagère, seule la sagesse est éternelle Le jour de ta naissance sept fées se sont penchées sur ton berceau, six d’entre elles t’ont données chacune un don bénéfique, ces dons se révèleront en toi au fils des années, mais la Fée Carabosse t’a jeté un sort maléfique pour se venger les autres Fées qui se moquaient de sa laideur et de sa méchanceté, alors moi en ce jour au nom de la Déesse Flora, dont la puissance est supérieure à toutes les autre Fées et en son nom , je suis chargée par elle d’effacer le sort maléfique de la méchante Carabosse et de le remplacer par une vertu , viens près de moi Lucile, respire mon parfum, tu seras purifiée et ensuite, dis- moi, parmi ces dons lequel serait le plus précieux pour toi : La Sagesse, la Force ou la Beauté, un seul d’entre ces dons te manque, c’est le seul qui m’a été confié pour te le restituer au nom de la déesse Flora, mais je ne pourrais te le rendre que si tu devine lequel d’entre ces dons te manque », telle est la sentence de la Déesse Flora .
- Rose de lumière, toutes les bonnes et belles choses de la vie me tentent et je les désire, mais je suis trop vive et je manque de sagesse dans mon impatience, je peux malgré moi blesser et me blesser, je t’en supplie de ma propre volonté, Rose lumière je veux la sagesse, peut m’importe la force et la beauté, je veux la Sagesse de ma propre volonté.
Lucile alors s’approcha de la Rose de Lumière et dans un souffle de ferveur répéta solennellement en se prosternant à genoux : Rose de Lumière de ma propre volonté, je veux la Sagesse !
- Je te la donne, accorda la Rose de Lumière, puis alors que Lucile se relevait pour la remercier, l’auréole de Lumière et la Rose disparurent dans un tourbillon de paillettes dorées légères et évanescentes qui s’évanouirent vers le ciel en l’espace d’une seconde.
Toute cette scène surnaturelle, dont nous pouvons penser qu’elle se passait dans les pensées de Lucile et non dans la réalité, n’avait pas duré plus de trois minutes.
Un sentiment doux et puissant envahissait maintenant l’âme, l’esprit et le corps de Lucile, et une grande sérénité pris place dans sa pensée et dans son cœur.
- J’ai 7 ans, aux dires de tous c’est l’âge de raison, je suis grande maintenant et ma promesse et ce don de la Rose m’évitera d’être impatiente et imprudente. Merci Déesse Flora, Merci Rose de Lumière, je vous promets de garder notre Secret à jamais
Puis posément elle quitta le jardin en le contournant à l’intérieur dans le sens des aiguilles d’une montre. Sur son chemin alors que la Rose de Lumière lui était apparue à l’ Est , elle trouva une fourmilière sur le côté Sud ; elle s’attarda un instant à regarder ces petites ouvrières qui inlassablement cheminaient en deux rangs parallèles les unes sortant de la fourmilière pour aller chercher de microscopiques débris d’aliment, d’herbes et poussières de bois, les autres revenant vers leur logis le dos chargés de leur butin précieux, elle fit encore quelques pas et tourna alors coté Ouest ou sous un grand chêne elle du sauter un petit ruisseau d’arrosage et remarqua à ses pieds au-dessus de l’eau courante un petit myosotis bleu au cœur rouge, minuscule, solitaire parmi des tiges d’avoine folle . Elle se souvient alors de la belle légende du Chevalier et du cri d’Adieu qu’il avait lancé à sa Belle Fiancée avant d’être emporté par les eaux, « Ne m’oubliez pas », elle resta un moment pensive et murmura « Non je ne t’oublierai jamais petit Myosotis », puis elle se dirigea vers la sortie et ramassa sur son parcours une tige sèche qui ressemblait à une baguette, elle continua d’avancer en s’amusant à remuer de petits graviers qui jonchaient le sol, mais au moment d’atteindre enfin la porte du jardin, elle remarqua sous des herbes au pied d’un jeune rosier, un serpent qui ondulait son corps et se dirigeait vers elle, interdite elle tendit la tige vers lui et lui dit « Sauves toi Serpent, disparait à jamais dans ton royaume, je n’ai pas peur de toi, sauves toi, vas-t-en, vas-t-en , vas-t-en à tout jamais !, le serpent disparut tout aussitôt dans la nature.
Elle s’éloigna alors à pas vif et atteignit à quelques 10 mètres de là, au milieu de l’allée la sortie du Jardin qu’elle franchit sans se retourner, pour rentrer dans la réalité du monde.
Déjà, sous les sept amandiers fleuris qui s’étalaient de part et d’autre de la sortie du jardin, le prolongeant quelque peu à l’extérieur, des tables longues en bois blanc et des tabourets avaient été disposés. Sur les tables juponnées de nappes blanches étaient offerts les gâteaux, les corbeilles de fruits de saison, les boissons, les jus de fruits et limonades pour les enfants et les cidres pour les grands et dans deux immenses coupelles en chaque bout de table se trouvaient des morceaux de glace pour rafraichir les bouteilles. Sur une petite table de côté se trouvaient déposés les cadeaux d’anniversaire. Tout autour des tables sa famille et les invités déjà se saluaient et parlaient joyeusement. Avant de les rejoindre pour commencer la célébration de son anniversaire elle s’arrêta un instant pour contempler cette scène heureuse, tous souriaient, la joie brillaient dans leurs yeux et tous en la voyant s’écrièrent « Bon Anniversaire Lucile ».
Lucile s’avança alors pour remercier et embrasser les invités, ses parents et ses frères. Une petite peine habitait son cœur, sa grand-mère Agathe, qui lui avait envoyé ses rubans de satins ciel et ses bracelets d’argent gravés de lierre, était absente, appelée au chevet de la fille d’une lointaine parente qui venait de mettre au monde un bébé et qui avait besoin d’aide pour les premiers jours.
Une fois les embrassades terminées et les cadeaux déballés sur la petite table, Lucile remercia et embrassa une nouvelle fois chacun pour son présent ; les adultes et les grands adolescents s’installèrent ensuite autour des tables et la délicieuse collation commença. Les conversations allaient bon train entre les adultes, ces messieurs parlaient de chasse, de récolte, de bétails, de progrès agricole, d’aménagement des routes et canaux d’arrosage, et des nouveaux tracteurs et matériels qui arriveraient certainement d’Amérique et d’Europe plus tard, à la fin de la guerre que tous souhaitaient proche, les dames entre elles parlaient toilettes, modes, naissances, recettes, éducation des enfants. Les enfants s’ébattaient et s’amusaient à leurs jeux préférés tout autour des tables et des amandiers et de temps en temps se présentaient à la table pour réclamer un petit pâté, une friandise, un gâteau ou une boisson .Sitôt restaurés , ils s’envolaient comme des oiseaux pour rejoindre leurs camarades en poussant des cris joyeux.
Au milieu de l’après midi alors que certains invités commençaient à prendre congé Lucile remarqua cheminant dans l’allée des Caroubiers, Aïcha la mère de Mohammed qui s’avançait d’un pas menu. Elle courut vers elle et en deux minutes fut à ses côtés :
- Bonjour Aïcha, comme je suis contente de te voir, tu sais aujourd’hui j’ai sept ans, viens, viens vite avec moi sous les amandiers, s’écria-t-elle en la tirant par la main, tu vas t’asseoir avec nous et manger des gâteaux et boire de la Limonade, c’est mon anniversaire !
- Oui je le sais ma petite, justement je venais te voir et regarde ce que j’ai porté pour toi, c’est mon cadeau !
- Et Aïcha écartant légèrement son voile blanc sorti de l’encolure de son corsage une Églantine qu’elle lui donna en se penchant pour l’embrasser sur la joue.
- Lucie toute joyeuse sentit son cœur battre de joie.
- Oh ! Je suis sûre que c’est la plus belle fleur de ton Ferblantier ! Merci, Merci Aïcha c’est mon plus beau cadeau du jour avec cette petite médaille bleu que m’a offert Albine, mais tu sais toi que j’aime les fleurs, Oh ! Merci ! Merci de tout mon cœur, je vais tout de suite la mettre dans un verre d’eau et la porter dans ma chambre. Vas vite rejoindre mes parents, ils sont toujours contents de te voir et Maman qui se doutait de ta venue a préparé pour toi une petite corbeille de gâteaux arabes qu’elle a fait acheter ce matin au marché par ton fils. Est-ce que je pourrai demain soir après l’Ecole venir m’assoir avec toi prés de ton kanoun pour te voir cuire tes makrouts et en manger un ou deux ?
- Mais bien sur ma « Zina » (jolie) si tes parents te donnent la permission tu pourras venir manger avec moi des makrouts et je te ferai voir un nouveau petit chat tout blanc et tout petit que mon fils m’a rapporté du village il y a trois jours , il est tout mignon avec des yeux verts, il parait que c’est une belle race, c’est un serviteur du marabout qui lui a donné. J’aime bien les chats, mais il faut s’en méfier, parfois ils ressemblent « à azrine » (au diable), mais ce petit là, il est tout petit et ne montre pas encore son caractère. Et puis aussi dans le Douar je t’emmènerai voir ma nièce Zohra avec ses enfants, elle a un bébé qui vient de naître et c’est ta mère qui a aidé à la naissance.
Aïcha et Lucile continuèrent à bavarder un moment, pendant que ses parents raccompagnaient jusqu’à leur voiture les invités qui se retiraient les uns après les autres, puis une fois qu’ils furent tous partis, Lucile laissant Aïcha avec ses parents sous les amandiers se retira dans sa chambre pour y porter son Eglantine.
Quand elle revint la fête était terminée et le soir s’annonçait déjà grisant le ciel bleu et le cloutant de l’or des premières étoiles dont l’Etoile de Vénus qui brillait de tout son éclat.
Lucile tout au long de sa vie se souvint de l’anniversaire de ses sept ans, du merveilleux secret de la Rose qu’elle ne dévoila jamais à personne comme elle l’avait promis à la Déesse Flora et le miracle fût que d’année en année elle devint de plus en plus sage et douce et ce qui ne gâte rien, belle comme une rose aux dires de ceux qui l’aimaient. Mais comme on ne peut être aimée de tout le monde, il est certain que d’autres l'ont trouvée pas trop sage , trop vive , emportée et même laide.
En conclusion, il vaut mieux être sage que belle, la sagesse ne provoque pas la jalousie, mais la beauté oui, et à tel point que Lucile bien souvent en fut victime dans sa jeunesse de la part même d'amies très proches et qu'elle en souffrit longtemps comme d'autant d'épines plantées dans son coeur
lundi 9 août 2010
ROSE de LUMIERE - 2me Chapitre -
ROSE DE LUMIERE
2me chapitre ( suite )
C’était le moment pour Mohammed de faire ses recommandations :
- Nous voilà arrivés, tes camarades sont déjà devant l’Eglise, je vais te laisser là et tu pourras les rejoindre, ensuite j’irai garer la voiture dans la petite rue derrière
Sitôt dit, sitôt fait, Mohammed descendit prestement de la calèche et la contournant vers l’arrière revint à l’avant sur la gauche, pour saisir Lucile comme une plume et la déposer dans un tourbillon de mousseline blanche et de ruban bleu sur
Lucile rectifia les plis vaporeux de sa jupe et s’éloigna pour rejoindre ses camarades qui se tenaient au bas du Parvis et lui faisaient des signes de bienvenue, elle s’appliquait à marcher bien droite comme sa maman le lui avait recommandé, quand elle entendit des pas précipités derrière elle. C’était Mohamed qui lui portait en courant la gerbe de fleurs.
- Voilà les fleurs pour Mademoiselle Gentille de la part de ta maman, Bon ! Tu as bien compris sitôt après la messe je te retrouverai en bas de l’Allée.
Lucile impatiente de retrouver ses camarades s’irrita avec impertinence les joues subitement en feux et les yeux pleins d’éclairs d’orage :
- Non pas tout de suite après
Il arrivait parfois à la petite Lucile de prendre un ton sans réplique et elle avait justement accentué impérativement ces mots « donc, tu m’attendras » et elle s’aperçut tout aussitôt en voyant Mohammed vexé froncer ses sourcils sans mot dire, en serrant sa mâchoires, qu’elle venait de commettre une impertinence en oubliant la recommandation que ses parents faisaient quand à la façon pour les enfants de s’adresser aux adultes qui travaillaient chez eux : « surtout n’oubliez pas qu’ils travaillent pour la ferme et qu’ils ne sont pas à votre service ; vous n’avez aucun ordre à leur donner et au contraire référez vous à eux si nous ne sommes pas là pour demander une permission ou autre chose dont vous pourriez avoir besoin, et le tout sans faire de caprices et avec politesse »
Lucile pencha sur sa poitrine un visage aux joues rouges cette fois de confusion :
- Écoute-moi Mohammed, je ne voulais pas te commander, simplement te dire que je voulais aller acheter des friandises après
Puis elle leva la tête et regardant Mohammed en face elle attendit sa réponse :
- C’est d’accord 10 à 15 minutes, pas plus d’un quart d’heure, nous devons arriver à la ferme avant votre repas de Midi et tu sais que ton père veut toujours que nous arrivions à l’heure.
- Je ferai comme tu dis, Mohammed 10 à 15 minutes pas plus
Mais en même temps elle se dit en elle-même : je ne me suis pas excusée, j’ai dit « je ferai comme tu dis », et je n’ai pas dit non plus « j’obéirai je te le promets », comme le voudraient mes parents, mais pour ce jour bien sur je l’écouterai et ne prendrai que 10 minutes, et tout en pensant à cela elle se disait aussi qu’elle avait commis une faute et qu’elle devrait en parler en confession le jeudi prochain à Monsieur le Curé. Cela lui vaudrait en pénitence peut-être une série de cinq Pater ou Ave à réciter, mais cette éventualité lui parut peu pénible et tout aussitôt elle se dit avec un relent de mauvais caractère, « si je l’écoutais sans répondre, il me ferait marcher au pas de course après la messe pour monter dans la calèche, lui il n’a que ça à faire, c’est son travail, comme il dit, mais pour moi c’est « mon dimanche » et en plus aujourd’hui mon anniversaire , je lui ai répondu donc, mais bien sur trop vivement »
Lucile comme nous pouvons le voir avait de bons et de mauvais côtés comme tout les enfants, elle était sociable, aimait étudier et recevoir l’enseignement des adultes, et tout son cœur était tourné dans l’admiration de la nature, mais elle ne supportait aucune réflexion de son cocher qui avait été aussi son gardien dans sa toute petite enfance et qui autrefois lui passait tout, alors qu’au fur et à mesure qu’elle grandissait, devenait de plus en plus distant, ferme et sévère avec elle. Il ne m’aime plus, autrefois je l’aimais presque autant que mes parents et encore aujourd’hui je l’aime presque autant, mais s’il continue à me donner des ordres je crois que je ne l’aimerai plus du tout rageât-elle en elle même.
Toute cette réflexion intérieure lui avait pris quelques minutes et ses petites camarades les plus proches s’étaient avancées vers elle en sautillant :
- Bonjour Lucile, viens pressons nous,
Elles pressèrent le pas s’avançant vivement dans l’allée centrale pour rejoindre le porche alors que les fidèles se trouvaient déjà dans l’Eglise et que les enfants du catéchisme se formaient en rang sur le parvis pour y pénétrer, les plus petits devant et les plus âgés derrière en longue file.
Enfin elles y arrivèrent, Lucile fit une petite révérence à Mademoiselle Gentille en lui offrant la gerbe de roses, de la part de sa maman, tout en lui souhaitant bonne Fête. Mademoiselle Gentille alignait les garçons à droite et les filles à gauche des marches de l’Eglise et le capucin pressé de fermer les deux grandes portes de l’Eglise leur faisait signe de se presser. A l’intérieur de l’Eglise, en attendant que Monsieur le Curé et ses enfants de chœur arrivent devant l’hôtel pour commencer l’Office,
Mademoiselle Gentille impressionnant dans son allure sévère, était placée à droite du premier banc des filles , assise droite comme un « i » dans son tailleur bleu marine à longue jupe , avec son béret basque noir posé bien droit sur ses cheveux gris, coupés tout droit en carré autour de tête et son chapelet en perles violettes transparentes et chaînettes et croix d’argent, pendu à ses mains jointes.
L’orgue se tut,
Lucile qui n’avait pas la conscience tranquille en raison de son attitude orgueilleuse du matin envers Mohammed, tout juste avant la messe, et de la conclusion intérieure qu’elle en avait tirée se senti soudain soulagée. Bon, pensa-t-elle, c’est sur j’ai péché et j’ai été orgueilleuse et j’ai eu de mauvaises pensées, mais je viens de réciter le « Je me confesse » et le Prêtre a demandé à Dieu de nous pardonner nos péchés, donc je suis sure qu’il sera entendu, parce que Monsieur le Curé est aussi grand qu’un Saint et que le Bon Dieu l’aime tant qu’il l’exaucera et que je serai pardonnée. Et pour consolider ses pensées tout en se levant, s’agenouillant, s’asseyant en même temps que ses compagnes pour suivre l’office, elle perdit le cours de la messe pour réciter en elle-même dix « Je vous salue Marie » en lui demandant à la fin de chaque prière « priez pour nous pauvres pêcheurs maintenant et à l’heure de notre mort, ainsi soi-t-il ». Ainsi ce sera fait avant ma confession, pensait-elle, il vaut mieux que je débarrasse de cette punition à l’avance.
Lucile, comme on le voit, ne se gênait pas pour régler ses petits péchés à sa façon et au mieux de ses convenances, mais pendant ce temps
L’assistance à ce moment là se leva et elle fit comme tous les fidèles un petit signe de croix sur son front, ses lèvres et sa poitrine, pendant que le Prêtre prononçait la prière de Purification avant de prêcher l’Evangile. Le prête prêcha pendant un bon quart d’heure, mais Lucile écoutait plus sa voix que les mots et le sens de l’Evangile, elle était un peu remuée par toutes ses prières intérieures et se demandait maintenant si elle devrait en plus se confesser le jeudi prochain pour effacer totalement ses péchés qu’elle grossissait au fur et à mesure que
Elle en avait de nouveau perdu le fil et contemplait les statues des Saints et des Saintes qui ornaient l’Eglise, sur sa gauche elle arrêta son regard sur la statue de Sainte Thérèse qui tenait des roses rouges sur son cœur en levant ses yeux suppliants au ciel. Ah se dit-elle, Sainte Thérèse effeuillait les roses et envoyait les pétales à Notre Seigneur Jésus Christ et maintenant figée en statue elle ne peut plus le faire de cette terre qu’elle a quittée, au Paradis il y a sûrement des roses et sans doute en offre-t-elle au Bon Dieu, au petit Jésus et à
(à suivre )





