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jeudi 6 septembre 2012

L' euro millions et l' histoire d'Antoinette, rêve ou réalité ?

auteur@lucienne magalie pons : ( mis en page d'après les confidences d'Antoinette Aubray  prénom et  nom d'emprunt, l'identité véritable ne figure pas dans ce récit)



L’auteur vous prévient que vous pouvez croire on ne pas croire à cette nouvelle, que vous pouvez  penser que c’est une histoire authentique, ou que c’est un rêve, en tout cas elle a écrit cette histoire d’après ce que lui a confié  une dame  Antoinette  (prénom d'emprunt),  qu'elle a  rencontrée récemment pendant l’été à Sanary.

L’Histoire   d’Antoinette :


Tout le monde rêve de gagner à l’euro millions, mais Antoinette Aubray  a eu la chance d’être la seule gagnante  au premier rang.


Toutefois, d’après ce qu’elle en dit,  il a fallu un concours de circonstances exceptionnelles et  indépendantes de sa volonté pour qu’elle décroche le gros lot, c’est ce que vous allez découvrir en prenant  connaissance des évènements qui se sont déroulés le jour ou Antoinette a décroché le gros lot.


Antoinette se trouvait ce jour là  à  Paris Gare de Lyon Salle Méditerranée, en période d’été,  dans cette  salle les jours de grands départs  flotte un air de vacance, dans lequel s’entrecroisent  les voyageurs ,  femmes et jeunes filles  en robes légères imprimées de toutes couleurs , en  tee  shirts, en   dos nus, en jeans ou en   bermudas, les hommes en short et chemises légères largement ouvertes sur des jeans ou des pantalons courts , et les enfants de même  comme leurs parents.

Conduite par des voyageurs pressés  une  véritable armée  de valises à roulettes  circule en tous sens dans les espaces, contournant des groupes   de voyageurs immobiles les yeux rivés sur les écrans de départ.

Bien entendu des jeunes filles et des jeunes gens avec des sacs à dos gonflés à bloc sur leur dos ,  en groupe de vacances , font un peu bande à part,  en échangeant des plaisanteries entre eux,  assis sur le sol les jambes en tailleur, et par ailleurs on aperçoit aussi  un peu en retrait des amoureux plongés dans leur monde à eux,  des amoureux enlacés échanger des caresses et des  baisers sans se soucier  du monde qui les entoure.


Il fait chaud, mais  les enfants même les petits bouts  de choux de 18 mois tiraillent leurs parents vers les  stands de boissons, sandwichs et gâteaux et les  relais  de librairies, c’est le moment où jamais pour eux de  réclamer  des bonbons, des gâteaux, des boissons des livres et des jeux, pas moyen d’y échapper, ces petits tyrans savent très bien s’y prendre, les uns par des câlineries et des regards suppliants, les autres en poussant des cris perçants.

Les  personnes âgées ne peuvent cacher leur désapprobation, de leurs temps les enfants étaient parait-ils plus sages, moins exigeants et certaines  ne peuvent s’empêcher de faire à voix basse, mais tout de même assez audible, quelques réflexions, du genre aigre-doux., « ils ne savent plus éduquer leurs enfants »

Finalement les parents cèdent pour avoir la paix  et achètent  selon les désirs des petits à toute vitesse sans trop choisir, les yeux rivés sur leur montre pour ne pas risquer de rater le train.

Certains autres  bambins s’échappent de leur surveillance,  parfois même  au dernier moment et alors là c’est   la panique en gare …., Léa, Julien, Bertrand … appellent à grands cris  les parents désespérés, et subitement les petits explorateurs surgissent de derrière un pilier.

D'autres bambins  se suspendent au téléphone et miment des conversations, d’autres poursuivent des pigeons, d’autres  poussent des chariots SNCF abandonnés par des voyageurs, en s’imaginent conduire des locomotives,  bref ils font de tout un jeu  en usant des équipements de la gare sans se soucier de la foule,  et de l’agitation ambiante.

 Tout le monde s’entrecroise, se bouscule,  se tamponne en se jetant des regards courroucés, à l’exception  des voyageurs figés qui semblent des statues de cire ou des robots hypnotisés  les yeux fixés sur les écrans horaires,  pendant des minutes interminables, avant de s’élancer en file désordonnée  pour rejoindre par les escalators ou les escaliers  la voie enfin indiquée,  aux toutes dernières minutes bien souvent. 

Mais Antoinette Aubray ne participe pas à toute cette agitation, elle a pour habitude quand elle part en voyage,  d’arriver à la gare une heure à l’avance,  et d’attendre là  sagement assise sur un banc un peu en retrait,  entourée de ses valises et des paquets cadeaux qu’elle destine à ses petits-enfants,  et tout  voyage  est pour elle comme le départ d’ une grande aventure qu’elle entend vivre en toute sérénité.

 Et justement   elle se trouve   ce jour en partance pour Sanary,   où elle dispose d’un studio dans les dépendances d’une grande propriété qui appartient  à son fils et sa belle-fille.

Tous les ans elle se fait une joie d’aller les rejoindre surtout pour revoir ses petits enfants Sylvette et Guillaume avec lesquels elle fait  tous les ans de longues promenades au bord de la mer et des excursions mémorables  en car dans les environs,  mais au fond d’elle même elle sait bien, sans  l’avoir  jamais dit à personne,  qu’elle ne se  dérangerait  pas  pour voir son fils et sa belle fille, ce qui la pousse vraiment  à partir c’est de  retrouver ses petits enfants  

En effet son fils et sa belle-fille  vivent  selon la mode actuelle, très peu soucieux de lui faire plaisir, quand elle arrive  après les embrassades d’usage,  ils l’ abandonne  dans le studio, puis se retirent très vite sans plus  se préoccuper d’elle, sous le faux prétexte de la laisser profiter librement de son temps.

 Mais il en est tout autrement des petits, elle sait qu’ils l’attendent avec impatience et qu’ils ne la lâcheront  pas d’un cran, comme se plait à l’écrire dans ses lettres le petit  Guillaume  « Grand-maman  chérie, arrive, arrive  vite, Sylvette et moi on t’attend avec impatience pour les grandes vacances et on « ne te lâchera pas d’un cran », c’est promis… nous viendrons te chercher à la gare , d’autant que nous venons de recevoir des planches à roulettes et qu’on pourra t’apprendre à en faire sur l’avenue au bord de la mer » …

Madame Aubray sur son banc dans la gare en rêvait et  en  souriait à l’avance, faire de la planche à roulettes elle ne s’y risquerait certainement  pas …ce n’était pas le moment de chuter et de casser un bras ou une jambe…  mais pour les occuper agréablement elle avait déjà toutes sortes d’idées dont elle se délectait déjà en imagination,   visite  d’expositions artisanales, visite des marchés, des églises et des monuments , des musées,  il faut leur faire découvrir les environs  se disait-elle, et aussi les emmener visiter des  villages sur la côte,   par exemple   Bandol, Saint-Tropez, Sainte-Maxime , plus Fréjus, Saint Raphaël, etc…  et encore les emmener en visite chez leurs cousins, bref un programme passionnant se dessinait à l’horizon , sans compter certains après midi qu’elle consacrerait à confectionner leurs pâtisseries préférées.

Quand au fils et à la belle-fille elle s’en passerait « sans en faire une jaunisse », sauf à les inviter une ou deux fois par semaine en soirée avant le repas, dans le jardin devant le studio, pour leur offrir l’anisette et la kémia et des petits pâtés dorés  croustillants à la « soubressade » piquante ! 

Vous l’avez deviné Antoinette  Aubray  était née de l’autre côté de la méditerranée et  elle avait gardé quelques habitudes de là-bas, qu’elle se plaisait à ressortir parfois de temps en temps, avec l’idée secrète de régaler son fils  et d’embêter sa belle-fille Nina,    une « métropolitaine » niçoise d’origine italienne ,  qui n’appréciait pas les spécialités « pied-noir » surtout pour contrarier sa belle-mère dont elle jalousait les talents de cuisinière experte en tout genre d’entrées, de plats gourmets, de dessert et pâtisseries, sans compter les confitures dont elle avait le secret.

 Il faut reconnaître qu’à part les pizzas et les spaghettis Nina était abonnée aux plats congelés et Antoinette se félicitait de ne pas partager leur repas, elle préférait cuisiner  dans son studio, en invitant  très souvent  ses petits  enfants qui eux se « léchait les babines »,  « Grand-maman … Grand-maman , c’est délicieux je m’en lèche les babines », s’exclamaient  souvent Sylvette et Guillaume,  en dégustant selon le jour  des fruits de mer, des paellas, des crevettes sautées à l’ail, des fritures de poissons,  des tomates, des poivrons des aubergines  farcis,  des côtelettes d’agneau grillées,  de la « tchouchouka » (genre de ratatouille….)  des cocas, des pizzas, des merguez, des saucisses, des boudins grillés,  des tomates à la provençale, des poivrons et des aubergines grillées, des beignets de courgette, et des desserts faits maison, crèmes, tarte, diverses pâtisseries dont la fameuse « mouna  » (brioche à la fleur d’oranger),  glaces et fruits de saisons  etc…   

Pendant une heure, en attendant son train, Antoinette  avait le temps d’établir ses plans et de réviser tous ses projets de vacances,  mais aussi par moment elle passait mentalement en revue ce qu’elle avait rangé dans ses valises, « j’espère que je n’ai pas oublié mes sandales plates, avec les enfants je vais devoir trotter, bon si je les ai oubliées  ce n’est pas grave, j’achèterait des espadrilles  sur le marché, c’est moins cher, et c’est tout à fait à la mode… ». Puis   elle revenait à d’autres préoccupations et un désir qui la taraudait  souvent  refaisait surface en sa pensée, plutôt un rêve qu’un désir du reste, Antoinette rêvait de  gagner à l’Euros Millions.

Elle rêvait  souvent de gagner des millions d’Euros et savait déjà en imagination ce qu’elle devrait en faire.  Son rêve, son grand rêve était de pouvoir  acheter une grande villa à Sanary.

 Deux  mois  d’hiver  à Paris pour m’occuper de moi , d’acheter des toilettes, de  recevoir mes amis, aller à l’Opéra, au théâtre, huit  mois à Sanary pour gâter les petits et profiter avec eux de la mer et du soleil,  et deux mois pour parcourir le monde en croisière, plus de soucis d’économie,  la belle vie, et des dons aussi pour des personnes en difficultés étaient dans ses projets.

Antoinette soudain consulta sa montre, encore plus d’une demie heure à attendre, elle pensa qu’elle avait le temps de sortir de la gare pour acheter un ticket pour l’Euros millions, elle habitait le quartier et connaissait le jeune homme qui tenait boulevard Diderot le kiosque de jeux où elle jouait  habituellement  tous les vendredis matins, en faisant ses courses, un jeu d’Euros  millions, 5 chiffres 2 étoiles une seule grille, un joker plus, soit 3 euros en tout , qui pouvaient rapporter gros  d’après la pub.

Et justement ce matin  préoccupée par son départ elle avait oublié de jouer. A zut se dit-elle il faut que j’y aille tout de suite, après il sera trop tard, et qui sait ….  C’est justement quand on oublie de jouer qu’on risque de gagner. Elle achetait toujours dans  ce  même espoir de gagner pour réaliser ses projets, mais  de semaine en semaine  elle ne gagnait que  de toutes petites sommes de temps en temps et loin de se décourager elle persistait « Qui ne tente rien n’a rien » se disait-elle.

Bon j’y vais se  décida-t-elle,  j’ai tout juste le temps,  elle se leva du banc rajusta sur elle sa jolie robe, passa sa main pour lisser ses jolis cheveux blonds ondulés, pris son sac à main et oublia carrément ses valises au pied du banc.

En quelques cinq  minutes à peine,  elle  monta un étage avec l’escalator,  se retrouva dans l’allée Estérel  qu’elle parcouru  soudain légère comme un oiseau, se retrouva à l’extérieur sur le parvis de la Gare  qu’elle traversa très vite sous un ciel radieux,  emportée par son élan,   encore quelques marches à descendre, le boulevard Diderot à traverser et hop elle  stoppa devant le Kiosque.

 Jean Baptiste était là derrière un petit comptoir dans son kiosque  et miracle il n’y avait aucun client devant elle.

Jean Baptiste était un grand jeune homme brun à cheveux mi longs  un peu ondulés,  avec de beaux yeux noir aux lueurs joyeuses, il souriait toujours aimablement et connaissait ses clients.

Bonjour, Bonjour,  Monsieur, s’exclama  Antoinette ,  imaginez vous que je pars en vacances  à Sanary, retrouver mes petits enfants ,  j’ai oublié ce matin d’acheter mon jeu  d’ Euro Millions, je prends mon train dans un moment,  soyez aimable de m’en  faire  un automatiquement avec votre ordinateur, ça ira plus vite,  (toutes les machines électroniques étaient des ordinateurs pour Antoinette ), je n’ai pas le temps de faire moi-même mes numéros, …

Jean Baptiste leva un sourcil interrogateur, comme d’habitude, une grille,   5 numéros, 2 Etoiles  et un Joker p… ? dit-il,  connaissant le choix de sa cliente qui se répétait tous les vendredis.

Oui, oui c’est bien cela, oui, Ah merci Monsieur, vous avez bonne mémoire. Merci

Pas de souci répliqua Jean Baptiste  qui actionna avec empressement quelques touches pour ressortir un petit  ticket,  voici  Madame, … j’espère que vous passerez de bonnes vacances !

Elle  fouilla très vite dans son porte monnaie, trouva les 3 euros, les déposa sur la tablette, prit son billet,  tout en lui demandant : Comment allez vous …  bien j’espère …?  … je suis impardonnable j’allais oublier de vous demander de vos nouvelles,  ah ..,  mais je suis très pressée, mais  nous bavarderons un peu comme d’habitude lorsque je reviendrai fin Août, mais maintenant  dois prendre le train, au revoir, passez une bonne  soirée, au revoir, merci, merci

Au revoir Madame, merci et surtout je vous souhaite de bonnes vacances.


Lancée à la  vitesse grand « V »,  Antoinette  se retrouva dix minutes après dans la Gare,   devant son  banc,   dans la Salle Méditerranée (devenue depuis le hall  3 à la suite des travaux)  et soudain elle pensa à ses valises, et  là surprise, surprise …..,   les valises avaient disparues !

A zut de Zut  je dois me tromper de banc,  pensa-t-elle en un éclair d’incertitude, puis immédiatement elle revint à l’évidence, c’était bien son banc et  ses valises n’étaient plus là !

Heureusement j’ai mon sac à main, pensa-t-elle immédiatement,  et mes papiers d’identité sont dedans avec ma carte bleue et mon billet de train,, puis elle jeta un regard alentour et se dirigea vers l’allée centrale longue d’environ 800 mètres qui traversait la salle depuis le  coté rue de Bercy jusqu’à la Place Henry Frenay, dans l’espoir d’apercevoir un Agent de sécurité.

 Justement elle en aperçu  deux à quelques 3 mètres du stand de  la Brioche dorée , deux grands  colosses au teint d’ébène,  adossés à un pilier, qui tout animé en discutant entre eux souriaient  en montrant des dents d’une blancheur magnifiques ( «  plus blanc que blanc »  comme pourrait le dire une publicité de dentifrice ) , ce qui ne les empêchaient pas de surveiller   d’un œil avisé,  sans avoir l’air, ce qui se passait dans   la salle,  les allées et venues des voyageurs,   en arrivée ou en partance, et aussi les mouvements de  certains mendiants  habitués des lieux, qui étaient    dans l’espoir de  recevoir quelques pièces, ou encore des  rôdeurs qui espéraient trouver  fortune ou  dérober des valises, ou des bagages

Antoinette  prestement arriva à leur hauteur des deux agents de sécurité.

 Messieurs, Messieurs, bonjour, je ne retrouve plus mes valises, je ne sais pas  ce qui s’est passé, elles étaient près du banc, là…là… derrière le bureau de change, devant ce banc , j’ai fait une petite course, je suis revenue, elles n’y étaient plus et je dois prendre mon train à 16 h 49,   presque tout de suite, que puis-je faire ?

Bonjour Madame, répondit calmement  César l’un des Agents de sécurité, sans trop s’émouvoir, rodé par les incidents de gare,  il se peut que vos valises aient été emportées  par une  personne ou qu’un  un  agent Sncf  les aient  ramassées et déposées au dépôt,  vous pouvez téléphoner   au bureau des objets trouvés de la Gare pour savoir si elles ont été trouvées,  mais  comme nous sommes vendredi, ne téléphonez  pas avant Lundi à cause du week- end, et peut-être mieux Mardi ou Mercredi  prochain.

Comment ? … Comment ? ….téléphoner Lundi ou Mardi,   s’affola Antoinette ? Pourquoi si tard dans 2 ou trois jours, ce n’est pas possible, où se trouve votre  Bureau des Objets trouvés ?  Je n’ai qu’un quart d’heure avant mon départ à 17 heures 49  minutes, et  je ne  peux y aller même en me pressant sans rater mon train ….


Et puis, le  Bureau des objets trouvé est du côté Bercy,   expliqua  Martin   l’autre Agent de sécurité qui s’était employé à surveiller la salle pendant que César avait répondu en premier, mais à cette heure il est fermé.

Et puis,  renchérit César,  les valises et les bagages trouvés  ne sont pas déposés directement  au Bureau des Objets trouvés, ils sont portés dans un dépôt ou des agents SNCF en dressent  la liste et essaient de les identifier, avant de les faire parvenir au Bureau des objets  trouvés , et comme il y en a des centaines, parfois ça peut durer 3 ou 4 jours, surtout quand il y a un weekend entre-temps.

C’est à ce moment précis qu’Antoinette pour comble de malheurs,  se souvint tout à coup qu’elle avait rangé son titre de transport non pas dans son sac à main comme elle l’avait pensé, , mais dans la pochette extérieure d’une de ses   valises  disparues !

Ah mon dieu s’exclama-t-elle, je suis perdue, je ne pourrai pas partir, mon billet est dans une de mes valises, n’y a-t-il vraiment rien à faire ?

Non Madame, nous sommes désolés répondit César, bissé par Martin., pour le moment il n’y a rien à faire, mais si vous voulez racheter un billet, il y a des guichets soit ici à ce niveau là,  tout de suite un peu au fond derrière nous à droite, derrière la boutique « La Brioche Dorée », soit en haut de l’escalator dans l’espace « Esterel »,  mais là c’est très compliqué parce que l’accès à l’espace est fermé en haut de l’Escalator à cause  des travaux et qu’il vous faudrait faire un long détour par l’extérieur, le plus simple, c’est ici  à ce niveau , aux guichets derrière « La Brioche Dorée », ou encore dans un distributeur automatique.

Antoinette  se dirigea très vite vers les guichets derrière la boutique la « Brioche Dorée » ,un parfum de croissant et de brioche frotta un instant autour d’elle comme un appel  tentateur qu’elle traversa sans faiblir ,  mais une file d’attente importante la précédait , de même devant les distributeurs automatiques, et elle  réalisa  avec regret  qu’il serait trop long d’attendre, au moment même d’ailleurs  elle entendit une annonce SNCF « Mesdames, Messieurs, votre attention s’il vous plait,  tous les  TGV à destination du Sud-est sont complets, nous demandons aux voyageurs … etc… »

Bon c’est raté pour aujourdhui, constatât-elle désespérée,  je vais rentrer, téléphoner aux enfants pour leur dire que j’ai retardé mon voyage, ils n’ont pas besoin de savoir pourquoi, je trouverai une explication quelconque, fuite d’eau dans l’appartement  par exemple, n’importe quoi, l’essentiel est  de trouver une explication plausible et de les prévenir qu’ils ne viennent pas m’attendre à l’arrivée du train à la Gare de Sanary  ce soir. 

Un peu désemparée par cette mésaventure, elle pensa aussi qu’avec un peu de chance,  elle retrouverait ses  valises aux objets trouvés  au mieux dans 4 jours , mais qu’au pire elle risquait de ne plus les revoir, « on a pu les voler, de toute façon c’est de ma faute, c’est moi qui les ai oubliées au pied du banc, c’est inadmissible, ça ne m’est jamais arrivé d’oublier quelque chose, c’est inadmissible …. inadmissible  » se répétait-elle.

Je n’ai plus qu’une chose à faire c’est de rentrer chez moi et de me reposer, demain je mettrai mes idées en ordre et j’aviserai.


Emportée dans un élan de contrariété qui décuplait son énergie, elle traversa très rapidement  le parvis de la Gare, déboucha dans  le Boulevard  Diderot, bifurqua vers la rue  de Lyon  et en moins de huit minutes elle se retrouva devant son immeuble avenue Daumesnil,  essoufflée,  les joues en feu et le cœur battant.

Ah mon Dieu, se dit-elle il faut que je me calme, c’est rageant certes, mais ce n’est pas la fin du monde.

Toujours dans son tourment, tandis qu’elle appuyait sur les numéros du code d’entrée, elle sursauta machinalement  en entendant  la voix d’un jeune  voisin qui venait d’arriver et se trouvait un peu en retrait à sa gauche.

 - Madame Aubray,  quelle surprise, je vous croyais partie en vacances  et justement  je m’apprêtais à aller arroser vos plantes comme vous me l’aviez demandé..

Subitement elle revint à la réalité et retrouva son calme et  un  fin sourire de circonstance.

- Ah, si vous saviez comme je suis  étourdie,  expliqua-t-elle avec un brin d’humour, mes valises se sont fait la malle dans la salle Méditerranée !

- Comment ? Que dites-vous ? Toutes seules comme des grandes ?,   fit mine de s’étonner  Sylvestre  en riant, où bien se sont-elles fait « emballer » ?

 «  Envolées  » c’est le cas de le dire, ou plus exactement  « emballées » comme vous dites, bref le temps d’aller faire une petite course, et  pouf  …..,  en revenant je n’ai les ai pas retrouvées ! …

 Comment,  vous les aviez  laissées  sans surveillance ?  Ça  c’est  vraiment tenter le diable surtout dans une salle de Gare ! s’exclama Sylvestre …

Oh non Sylvestre,  je n’ai voulu tenter personne, simplement je les avais oubliées en quittant ma place avoua-t-elle,  et personne n’a pu  me renseigner, personne n’avait rien vu, ni les voyageurs alentour, ni la Sécurité,  et qui plus est ma place de train était rangée dans mes valises …

 Ah ça alors c’est la « cata » … épilogua Sylvestre a bout d’arguments.

 Oui « la cata de chez cata », mais heureusement j’ai mon sac à main,  mes clefs, mon porte monnaie, ma carte bleue, mes pièces d’identité, …, je ne suis pas tout à fait perdue, bon bref je vais rentrer me reposer un peu et je redescendrai  peut-être  dans un moment faire des courses, mon frigidaire est vide naturellement.

Bon,  dit Sylvestre, je vois que le moral reprend le dessus c’est vraiment l’essentiel !  Si vous avez  besoin de moi  pour aller faire vos courses appelez-moi ...

Merci, … Merci Sylvestre, …, je pense que ça ira …

Il l’aida à ouvrir la porte de l’immeuble, l’ascenseur était à droite dans le hall, au premier étage Sylvestre descendit le premier et la salua gentiment :

 Au revoir Madame Aubray et surtout n’hésitez pas à m’appeler si vous avez besoin de moi.

Merci Sylvestre, Merci,  je n’y manquerai pas,  si besoin est ….,  eut  le temps de répondre Antoinette, et quelques secondes après elle se  retrouva sur son palier au quatrième étage.

Elle ouvrit la porte de son appartement, tout était trop bien  rangé, et les pièces lui parurent impersonnelles.

Ah ! quelle histoire se dit-elle, elle posa son sac à main sur un fauteuil dans le salon ,  puis  elle   déplaça quelques petits objets,   pour rendre le décor  plus conforme à son petit désordre familier..

Comme il   faisait assez chaud, elle  alla  se servir un verre d’eau, et enfin se dirigea vers  sa salle de bains pour prendre une douche

Après cela revigorée, tout en chantonnant,   elle choisit dans sa garde robe   une  robe longue d’intérieur,   en tissu léger   à fleurettes bleues et roses,    qu’elle passa promptement en décidant qu’elle ne ferait  rien d’autre ce soir que   de dîner  rapidement et de profiter  ensuite d’un bon sommeil, avec l’idée  de se réveiller très tôt le lendemain pour enfin  organiser son nouveau  départ.

Mais en  traversant le salon,  elle aperçut son sac à main et se souvint tout à coup qu’elle avait acheté un ticket de loto dont le tirage devait se faire  le soir même et qu’il serait retransmis sur les écrans de télévision.

Que faire en attendant ?  elle décida d’aller dans la cuisine pour se préparer un thé ,  en ouvrant machinalement la porte du réfrigérateur elle découvrit  une tarte  au citron meringuée qu’elle avait oubliée là la veille,  et elle se dit chouette alors !, je vais faire une petite  dînette, du thé,  une tarte au citron, le hasard fait bien les choses, elle prépara le thé tout en arrangeant son plateau   et cinq minutes après ravie elle s’installa devant la télévision.

Finalement l’heure du tirage arriva,  Antoinette  qui avaient tout prévue ouvrit le petit carnet  et nota un à  un les numéros et les deux étoiles, dans ces moments là elle ne se laissait pas aller à l’émotion, elle avait le souci de noter exactement tous les nombres sans risquer de se tromper, ensuite posément elle compara  notés et les numéros  de  son jeux , il lui fallut deux minutes pour vérifier  et revérifier un à un les nombres  , c’était incroyable mais vrai, par deux fois elle constata qu’ils étaient exactement les mêmes,  et qu’elle avait gagné le gros lot.


N’est-ce  pas merveilleux ! …cette histoire ?

 Ainsi tous ses projets purent se réaliser très vite, mais pour que la chance soit au rendez-vous  il avait fallu un concours de circonstances exceptionnelles et  indépendantes  de sa volonté, perdre ses valises,  rater son train et acheter son  jeux  d’euro millions à une heure inhabituelle pour elle  et encore sans choisir elle-même ses numéros.

L’auteur de cette nouvelle ne sait vraiment pas si Antoinette a vraiment vécu cette aventure où si tout simplement elle l’a rêvée,  mais  c’est ce que  Antoinette lui a confiée cet été à Sanary sur la plage,, et en tout cas, rêves ou réalités peu importe,  la vie bien souvent se meublent de rêves qui un jour ou l’autre avec de la chance deviennent réalité.

En mémoire de Luciano Pavarotti

 Le 6 septembre 2007, le monde entier pleurait la mort de l'un des plus grands ténors de l'époque, Luciano Pavarotti.

En sa mémoire, ci-dessous son interprétation de "Una furtiva Lacrima" :




Paroles  en Français

Une larme furtive
A surgi dans ses yeux.
Elle semblait envier
La jeunesse en fête.
Que désirer de plus ?
Que désirer de plus ?
Elle m'aime, oui, elle m'aime : je le vois, je le vois.
Pour un instant, sentir les battements,
Les battements de son cœur.
Mêler bientôt à ses soupirs les miens !
Sentir, sentir ses battements,
Mêler à ses soupirs les miens !
Ciel ! Après on peut, on peut mourir !
Je ne demande rien de plus, rien !
Ah, ciel ! Après on peut, on peut mourir !
Je ne demande rien de plus, rien !
Après on peut mourir, après on peut mourir d'amour!

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samedi 25 août 2012

15 Août : L'assomption de la Vierge Marie

Le  mois d'Août est sur sa fin, une fête qui nous est chère a eu lieu le 15 Août et nous terminerons le mois en rendant hommage à la Vierge Marie.



L’Assomption de la Vierge par Charles Le Brun XVIIe, huile sur toile.

L'Assomption de Marie est un dogme  de l'Église catholique romaine selon lequel, au terme de sa vie terrestre, la mère de Jésus a été  élevée au ciel.

 La fête catholique célébrant l'assomption de Marie a lieu le 15 août.
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En hommage à la Reine du ciel :

Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) motet "Omni die dic Mariae" H.359
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Carnets de bals, valse, polka, quadrille.. sont de retour !

Valse, polka, quadrille en costumes d'époque sont de retour,  dans le courant du mois d' Août  l'association Carnets de Bals offrait au Jardin du Luxembourg un spectacle de danse qui enchantait les lieux .

Bien loin des déhanchements et des positions acrobatiques ou sexuelles des danseurs  actuels  en état de transe  sur les musiques  violentes  de certaines danses  modernes, la grâce des mouvements,  le maintien des danseurs et leurs costumes nous rappellent la beauté de nos danses traditionnelles.
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Jean-Sébastien Bach - Les variations Goldberg interprétées par Daniel Barenboim : un enchantement !


Éditorial de lucienne magalie pons


Dans la vidéo que nous vous proposons  en fin de notre  éditorial,  Daniel Barenboïm, après une introduction riche d’enseignements,   interprète au piano les Variations de Goldberg  qui furent composées  par Jean Sébastien Bach   au plus tard en 1740 

Elles  étaient  initialement destinées au clavecin à deux claviers,  on  a longtemps supposé qu’  elles furent commandées au compositeur par le Comte Keyserling, mais  au début du XXIe siècle, du fait de l'absence de dédicace au frontispice de l'édition de 1741,  et de l'absence, dans l'inventaire des biens de Bach après sa mort, de traces des  cadeaux faits par Keyserling à  Jean Sébastien Bach, on attribue  cette œuvre  à une initiative personnelle de  Jean Sébastien Bach 

À partir de l'Aria introductive, une sarabande lente et ornée, et fondée sur  un  motif de basse,  Jean Sébastien  Bach a  composé  un développement, qui regroupe de nombreux styles musicaux : canons, fugues, gigues, chorals ornés. Ce développement  de trente variations, est  séparé  en deux   parties de quinze variations, la seconde partie commençant par une ouverture.

 En composant  ces trente variations Jean Sébastien  Bach est   parti   d’un motif de base, et  a créé  un développement, qui regroupe de nombreux styles musicaux : Canons, fugues, gigues, chorals ornés.

 Ainsi  chaque variation correspond à une mesure de l'aria introductive, partant du même point et, pour revenir au même point  le compositeur  termine   le cycle par une réitération de l'aria.

 D’après les musicologues avertis  en  lesquels  nous pouvons nous fier , le nombre de mesures et la tonalité des mouvements (Aria, 30 variations, Aria da Capo) concordent, et  la relation est parfaite.

 De nombreux concertistes ont interprété et enregistré  les Variations de Goldberg, au piano, au clavecin, à l’orgue, à l’accordéon de concert,  elles ont été aussi adaptées  pour trio à cordes et  orchestre..
L’une des interprétations les plus connues est celle au piano, de Glenn Gould, enregistrée quatre fois, les deux plus connues étant celles de 1955 et de 1981..
Mais notre préférence rejoint l’interprétation de Daniel Barenboim dont nous retraçons très succinctement la carrière ci-dessous :  
Le  répertoire immense  de Daniel Barenboim s'étend de Bach, dont il a gravé une des plus puissantes versions des Variations Goldberg, à la musique contemporaine dont il est un ardent défenseur

Concertiste, Chef d’orchestre à Berlin et à Chicago, Directeur artistique et musical,   la prestigieuse  carrière de Barenboïm  le conduit dans tous les hauts lieux de la musique classique mais aussi contemporaine d'enregistrements et de projets. Il est chef de l'Orchestre de Paris de 1975 à 1989 où il crée un Chœur symphonique qu'il confie à Arthur Oldham. Après un passage comme directeur artistique et musical au tout nouvel Opéra-Bastille ,  il part aux États-Unis diriger l'Orchestre symphonique de Chicago, poste qu'il occupe de 1991  jusqu'en 2003, tout en menant une carrière de Directeur musical à  Berlin, à la tête du Staatsope, Opéra d’état de Berlin.

En 2005 à Séville il dirige l’Orchestre Divan  Occidental -Oriental,  et  en  2011 À l'automne  il devient, directeur musical de la Scala de Milan dont il était déjà premier chef invité
  
Il est aussi un grand chef d'opéra, notamment à Bayreuth où il dirigera pendant les vingt dernières années du XXe siècle, mais aussi à Édimbourg et dans de nombreux autres festivals.

Mais encore,   accompagnateur de lieder, il a donné notamment  des concerts et enregistré de nombreux disques avec Janet Baker ,  mais surtout avec Dietrich Fischer-Dieskau, avec qui il a gravé en particulier des lieder de Mozart (chez EMI) et des intégrales de Brahms, de Liszt et d'Hugo Wolf (chez Deutsche Gramophone).

Dans les années 2000, il a  interprété  en concerts  l'intégrale des trente-deux sonates pour piano de Beethoven, choisissant chaque année une grande capitale (Buenos Aires, New York, Vienne, Berlin, Milan, Londres). Entre 2009 et 2011, et alors qu'il est célébré depuis plus de cinquante ans comme interprète des concertos de Mozart et de Beethoven, il joue comme pianiste et lors de grandes tournées, les deux concertos pour piano et orchestre de Chopin et de Liszt.

Daniel Barenboim  s'est également consacré à l'enseignement faisant bénéficier de ses conseils de jeunes talents devenus depuis des têtes d'affiche.
  
Principales Distinctions :

En 2006, il est lauréat du prestigieux Prix Ernst von Siemens, considéré comme le « Nobel de la musique ».


En mars 2007, il est élevé au rang de Commandeur de la Légion d'honneur par Jacques Chirac qui a souligné son engagement pour la paix au Proche-Orient.

Il reçoit des mains de Nicolas Sarkozy les insignes de Grand Officier de la Légion d'Honneur en février 2011.
 Et maintenant laissons nous instruire et enchanter par  les  Variations de Goldberg enseignées et  interprétées   par  Daniel Barenboim :

Jean Rodrigo : le Concerto d'Aranjuez et La Fantaisie pour un Gentilhomme - (notes)

 
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Narciso Yepes - Fantaisie pour un gentilhomme (2) par elemantalus44000
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Notes :



Joaquín Rodrigo, né le 22 novembre 1901 à Sagonte (province de Valence) et mort le 6 juillet 1999 à Madrid, est un compositeur espagnol de grande renommée  Il est l'auteur de plusieurs concertos pour guitare et orchestre,  dont  les plus connus « Le  Concerto d'Aranjuez » (1939),  et  « La Fantaisie pour un Gentilhomme » (1954)
Joaquin  Rodrigo a écrit  aussi de nombreux  autres concertos pour divers instruments.
           
 - Le Concerto d'Aranjuez (Concierto de Aranjuez en espagnol) pour guitare et orchestre est une œuvre  du compositeur espagnol Joaquín Rodrigo composée en 1939, lors de la dernière année de son séjour  à Paris, il s’agit d’une   commande du marquis de Bolarque datant de 1938.
Joaquín Rodrigo a écrit 5 concertos pour guitare, mais  celui-ci est  le premier et le plus célèbre  et  pour ce concerto le compositeur  s’est inspiré de musique ancienne.
La première  à Barcelone en est donnée à Barcelone, le 9 novembre 1940, par Regino Sàinz de la Maza à la guitare, et par l'Orchestre philharmonique de Barcelone dirigé par Cesar Mendoza Lasalle.
La première à Madrid en est donnée, le 11 décembre 1940 au Teatro Español, avec le même soliste, Régino Sàinz de la Maza  la Maza, et un orchestre dirigé par Jesús Arámbarri.
Le Concierto de Aranjuez tire son nom des jardins du palais royal d'Aranjuez,  construit à l’origine  pour le Roi  Philippe II d'Espagne, et  transformé  au milieu du XVIIIe siècle pour le Roi Ferdinand VI d'Espagne.
D’après les musicologues,  Joaquín Rodrigo a souhaité que son concerto transporte l'auditeur dans un autre espace et un autre temps et que son œuvre capture d’après Joaquin Rodrigo lui-même  « les fragrances des magnolias, le chant des oiseaux, et les ruissellements des fontaines » du jardin du palais royal  d'Aranjuez

Il se compose de trois mouvements et son exécution demande à peu près 20 minutes.

- La Fantaisie pour un Gentilhomme

En 1954, Joaquin Rodrigo composa Fantasía para un Gentilhombre à la demande d’Andrès Torres Segovia, virtuose de la guitare.

   Une autre composition de Joaquin Rodrigo la Fantaisie pour un gentilhomme (Fantasia para un gentilhombre)  pour guitare et orchestre est écrite par Joaquín Rodrigo en 1954, elle est dédicacée au guitariste classique espagnol Andrès  Torrès Ségovia, virtuose de la guitare, qu’il  avait rencontré en 1951.

D’après les musicologues,  sa rencontre avec  Segovia en 1951  l'incita à réécrire pour la guitare.

Avec le Concerto d’Aranjuez  la Fantaisie pour un gentilhomme est  l’une des œuvres les  plus connues   du compositeur, parmi ses cinq concertos pour guitare

 La création  de la Fantaisie pour un gentilhomme eut lieu le 5 mars 1958 à San Francisco par l'orchestre symphonique de la ville sous la direction d'Enrique Jordá, avec le dédicataire en soliste

.L'œuvre comprend quatre mouvements et sa durée d'exécution est d'environ vingt minutes.

ooOoo
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Voir aussi :

Joaquín Rodrigo - Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Joaquín_Rodrigo
Devenu aveugle à l'âge de trois ans, à la suite d'une diphtérie, Joaquín Rodrigo commence ses études musicales en Espagne avec Francisco Antich, Enrique ...


Biographie sur le site de la Fundación Victoria y Joaquín Rodrigo [archive].

Andrés Segovia - Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Andrés_Segovia
Andrés Torres Segovia, marqués de Salobreña (né le 21 février 1893 à Linares, Espagne – mort le 2 juin 1987 à Madrid) est un guitariste classique espagnol.

lundi 30 avril 2012

Voici le 1er Mai, Vive le Mois de Mai !





J'offre ce porte- bonheur à notre futur nouveau Président de la République

Editorial de Lucienne Magalie Pons


Bien sûr le 1er Mai c'est la fête des travailleurs, ou du Travail, si vous préférez, mais pour moi j'ai décidé cette année que ce serait la fête du changement, un super grand nettoyage de printemps
pourquoi pas ?

Et puis une jolie chanson qui met du cœur à l'ouvrage nous rappelle qu'au mois de Mai " les fleurs volent au vent si "jolie mignonne" si mignonnement" , comme cette année nous voleront le 6 mai 2012, au vent d'une histoire nouvelle, pour déposer dans les urnes nationales nos bulletins de vote au nom d'un nouveau Président que nous espérons tous pour tourner la page de cinq années privées de printemps social.

Oui cette année cette jolie chanson a un accent prémonitoire !

Voici le mois de mai (bis)

Où les fleurs volent au vent (bis)

Où les fleurs volent au vent si jolie mignonne

Où les fleurs volent au vent si mignonnement



Le gentil fils du roi (bis)

S'en va les ramassant (bis)

S'en va les ramassant si jolie mignonne

S'en va les ramassant si mignonnement



Il en ramasse tant (bis)

Qu'il en remplit ses gants (bis)

Qu'il en remplit ses gants si jolie mignonne

Qu'il en remplit ses gants si mignonnement



À sa mie les porta (bis)

Les donna en présent (bis)

Les donna en présent si jolie mignonne

Les donna en présent si mignonnement


jeudi 2 février 2012

La Chandeleur est une fête religieuse chrétienne  appelée la Présentation du Christ au Temple.  Elle commémore la Présentation de l'enfant Jésus au Temple de Jérusalem et la purification  de sa mère, la sainte Vierge (Luc 2, 22).

Le nom  de cette fête en français, Chandeleur, a une origine latine et païenne : la festa candelarum ou fête des chandelles, d’après une coutume consistant à allumer des cierges à minuit en symbole de purification. , mais la Chandeleur tient  aussi son nom de la bénédiction des bougies qui se pratique ce jour là 2 février dans les églises catholiques.

Enfin pour la Chandeleur, toutes les bougies de la maison doivent  être allumées puisque c’est aussi un symbole de purification d’après la festa candelarum  mais aussi d’après l’Eglise.
 Dans la nature, c'est la période où les journées commencent à s’allonger  chacune « d’un pas d’oiseaux » et dans les campagnes les fermiers se préparent déjà à ensemencer les champs, dans les jours prochains, alors que dans la basse- cour les poules recommencent à pondre  et que dans les étables c’est le moment des premières naissances de veaux ou de poulains.

Dans  les jardins, sur les gazons ou encore   dans les plates-bandes  devant les maisons les perce-neiges commencent à poindre et c’est le signe que le printemps approche.

La Chandeleur  est actuellement fixée au 2 février  et la tradition  veut  que ce soit aussi le jour   des crêpes. On raconte que cette tradition est née du fait que le  pape Gélase Ier  faisait distribuer des crêpes aux pèlerins qui arrivaient à Rome pour la fête de la Présentation ».

Mais on dit  aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, évoquant le retour du printemps.

Selon une certaine superstition  il faut faire sauter la première  crêpe  avec une pièce d’or dans la main et  la conserver  jusqu’à la prochaine Chandeleur  sur le dessus d’une armoire pour attirer la prospérité et obtenir des récoltes abondantes. 

On peut toujours essayer ca ne coûte rien …même si on n’est pas superstitieux.

 Il est de mode actuellement de cuisiner des crêpes très sophistiquées,  c’est-à-dire d’ajouter  sur la crêpe des fruits, du chocolat, de la chantilly, du fromage frais sucré,  etc…et de décorer  le tout de  fruits confits ou  de vermicelles pâtissier de toutes les couleurs,  enfin toutes sortes de suppléments pour donner à la crêpe une allure de gâteau  qui finalement nous fait oublier le gout de la crêpe authentique,  qui pourtant se  suffit  à elle-même dans sa savoureuse simplicité.Pour ma part, je préfère une crêpe toute simple,  selon une bonne vieille recette familiale qui du reste existe dans toutes les familles certainement,  mais que je rappelle ci-dessous pour ceux d’entre nous qui l’aurait égarée ou oubliée. Passons à la recette :




Crêpes sucrées - Pour 6 personnes - :

 500 g de farine  -   6 œufs moyens -  1 litre  de lait  -  1/2 cuillère à café de sel fin - 50 g de beurre fondu  2 cuillères à soupe de sucre vanillé(ou 2 sachets de sucre vanillé) - 1 cuillère à soupe de rhum ambré -    beurre ou huile pour la cuisson -  sucre fin pour les saupoudrer -


Faire fondre le beurre 60 secondes au bain-marie (ou au micro ondes)  et réserver. – 
 
Verser la farine tamisée dans une grande jatte -  
 
Cassez les œufs   dans un grand bol  et les battre au fouet en ajoutant peu à peu le lait  en continuant à battre au fouet pour obtenir un parfait mélange
 
Incorporer  le lait et les œufs que vous venez de battre à la farine en versant  petit à petit, et   en tournant dans la farine  avec une spatule pour bien mélanger le tout  , ajouter le sel, le sucre vanillé, le rhum, le beure fondu, continuer à tourner  le tout jusqu'à  obtenir une pâte bien lisse.

Couvrir et laisser reposer 1 heure au  moins  à  température ambiante.

Cuisson :  Faire chauffer une poêle/crêpière  à feu assez vif.  A côté préparez dans un petit bol la matière grasse,  beurre ou huile,  que vous utiliserez pour la cuisson Graisser légèrement la poêle  au moyen d’un petit tampon ,  verser un peu de pâte en tournant la poêle afin de bien napper toute la surface de pâte., laissez cuire 2 minutes pour la première façe , retourner et poursuivre  la cuisson d'1 minute.

 Déposer la crêpe sur un plat et saupoudrer de sucre en poudre

Continuer la cuisson en renouvelant  l'opération et  en déposant une fois cuite  la deuxième crêpe sur la première, saupoudrez de sucre…. Et ainsi de suite  ….

Se servent tièdes ….

Peuvent se déguster nature sucrée ou bien chacun choisira de les recouvrir de chocolat ou de confiture ou de compote.

lundi 2 janvier 2012

Le concert du Nouvel An 2012 à Vienne dirigé par Mariss Jansons : un triomphe



Extrait de la fin du Concert du Nouvel an 2012 : La Marche de RADETZKY

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Editorial de Lucienne Magalie Pons

Le prestigieux chef d'orchestre  Mariss Jansons,  dirigeait dimanche 1er Janvier 2012, le  concert du Nouvel An de l'Orchestre philharmonique de Vienne, dans la «salle en or» du Musikverein,  dont  la décoration florale  était assurée pour la 31e fois par les jardiniers de la ville italienne de San Remo

Directeur musical du Concertgebouw d'Amsterdam depuis 2004 et de l'Orchestre symphonique de la Radio bavaroise depuis 2003, Mariss Jansons a été un élève du chef d'orchestre autrichien Herbert von Karajan (1908-1989) et du Russe Yevgueny Mravinsky (1903-1988).


Au final, la célèbre valse «  Le Beau Danube Bleu », de Johann Strauss fils (1825-1899), ...  et,  particulièrement appréciée des Viennois « La marche de Radetzky »(*) de Johann Strauss père (1804-1849), accompagnée comme chaque année  par l’assistance  battant la mesure en tapant dans ses mains.


Le  programme comprenait notamment «  le Galop de la locomotive à vapeur de Copenhague » du compositeur danois Hans Christian Lumbye (1810-1874),  et l’ » Albion Polka »  de Johann Strauss fils, œuvre  créée à Vienne  en 1851 en hommage au   prince  Albert de Saxe-Coburg-Gotha ( époux de la Reine Victoria, Reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande de 1837à 1901 qui devint de plus ensuite  Impératrice des Indes de 1876 à 1901).


A la fin du concert, Mariss Jansons,  et les musiciens du Philharmonique ont été longuement  ovationnés  par l’assistance enchantée. 
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(*) note historique " La marche de Radetzky", est une  célèbre marche militaire viennoise de Johann Strauss père  qu'il dédia à l'époque au maréchal autrichien Joseph Radetzky, vainqueur de la bataille de Custoza contre les Piémontais en 1848 .

La marche de Radetzky  est toujours particulièrement   appréciée des Viennois,  et une version de cette marche  est traditionnellement interprétée à la clôture du Concert du Nouvel An donné par l'Orchestre philharmonique de Vienne.

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Pour le Nouvel An 2013,  le concert  sera dirigé  par l'Autrichien Franz Welser-Möst,  directeur musical de l'Opéra de Vienne et de l'Orchestre de Cleveland.

 Si vous avez  l’intention d’assister au Concert du nouvel An 2013  il  est recommandé de réserver  votre  place un an à l’avance.

dimanche 25 décembre 2011

Minuit chrétien, O tannenbaum


 Source Internet : commentaire figurant sous la vidéo copié/collé :

Un célèbre chant de Noël français. Paroles et historique de la chanson:

Minuit ! Chrétiens, c'est l'heure solennelle
Où l'homme Dieu descendit parmi nous,
Pour effacer la tache originelle
Et de son père arrêter le courroux :
Le monde entier tressaille d'espérance
En cette nuit qui lui donne un sauveur
Peuple, à genoux ! Attends ta délivrance,
Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !
Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !

De notre foi que la lumière ardente
Nous guide tous au berceau de l'enfant.
Comme autrefois, une étoile brillante
Y conduisit les chefs de l'Orient.
Le Roi des Rois naît dans une humble crèche,
Puissants du jour fiers de votre grandeur,
A votre orgueil c'est de là qu'un Dieu prêche,
Courbez vos fronts devant le Rédempteur !
Courbez vos fronts devant le Rédempteur !

Le Rédempteur a brisé toute entrave,
La terre est libre et le ciel est ouvert
Il voit un frère où n'était qu'un esclave
L'amour unit ceux qu'enchaînait le fer,
Qui lui dira notre reconnaissance ?
C'est pour nous tous qu'il naît, qu'il souffre et meurt :
Peuple, debout ! Chante ta délivrance,
Noël ! Noël ! Chantons le Rédempteur !
Noël ! Noël ! Chantons le Rédempteur !

Origine du Minuit Chrétiens

Placide Cappeau

Né à Roquemaure en 1807 dans une famille aisée. Cultivé et brillant, il poursuit des études d'abord chez les jésuites au collège Royal en Avignon, puis part étudier le droit à Paris.

Cet enfant du midi ne pourra poursuivre une carrière parisienne. Il vient s'installer dans son village natal afin de s'associer avec le Maire, Guillaume Clerc, dans un commerce de vins.

Genèse de la création du Minuit Chrétiens.

Le 3 décembre 1847, dans la diligence de Paris, entre Mâcon et Dijon, Placide Cappeau, écrivait les paroles d'un Noël, pour lesquelles il était fort loin de se douter un seul instant de l'immense succès qu’il obtiendrait par la suite.

Le curé de Roquemaure, l'abbé Eugène Nicolas, lavait prié de composer ce chant dans le cadre des manifestations culturelles et religieuses qu'il voulait organiser afin de recueillir quelques oboles pour le financement des vitraux de la collégiale Saint-Jean-Baptiste.

Placide Cappeau est alors âgé de 39 ans,

Roquemaure, port renommé de la région, spécialisé dans le commerce des vins de Côtes du Rhône, avait alors besoin de se doter dun pont suspendu pour traverser le Rhône.

L'ingénieur parisien Pierre Laurey était chargé de cette tâche. Pour l'heure il s'était installé dans ce lieu avec son épouse, Emily. Celle-ci, chanteuse, était en relation avec le compositeur Adolphe Adam, pour lequel elle avait interprété autrefois, en 1840 à l’Opéra-Comique, l'un de ses ouvrages en 3 actes, La Rose de Péronne, qui d'ailleurs ne fut pas heureux de l'aveu même de son auteur.

C'est elle qui adressa les strophes de Minuit Chrétiens au compositeur, qui est considéré comme l'un des créateurs de l'opéra-comique français.

Adam compose la musique en quelques jours et, le 24 décembre 1847, à la messe de minuit célébrée dans la petite église de Roquemaure, Emily Laurey chantait pour la première fois le Noël d'Adam.

Immédiatement célèbre, notamment grâce au baryton Jean-Baptiste Faure, ce chant de Noël échappa à l'auteur des paroles qui ne parvint même pas, comme il le désira plus tard, à changer le texte. Placide Cappeau, n'était en effet pas du tout un homme d'église, un fervent catholique, mais au contraire un libre penseur, un voltairien. Au culte d'un Dieu, il préférait celui de l'Humanité.

C’est ainsi qu'en 1876, dans son poème historique en vingt chants, figure le Cantique à l'orgue de Roquemaure, qui n'est autre que le Minuit Chrétiens, chanté par Placidie, l'amante, à l'orgue.

samedi 10 décembre 2011

Le temps de l'Avent

Editorial de lucienne magalie pons

Nous sommes dans les semaines de l’Avent, dans deux semaines  nous célébreront Noël, dans la foi l’espérance et la charité.

C’est dans cette période illuminée par les décors d’avant Noël que les bonnes âmes et les bons esprits qui sommeillent en nous se réveillent, et c’est aussi,  pour chacun d’entre nous, en cette fin d’année qui s’annonce,  le temps du recueillement,  le moment de s’interroger si  tout au long des jours de cette année qui s’achève, nous avons accordé à nos frères en humanité , - quelles que soient leurs croyances, leurs religion ou la notre,  quelle  que soit leur place sociale - ,l’amitié, la confiance et le respect que chacun  se doit l’un à l’autre.

Avons-nous accompli les gestes humains d’amour, d’amitié, d’aide que nous aurions du faire tout naturellement en ouvrant notre cœur à l’autre, et si nécessaire notre bourse ?

Notre société politique et  médiatique  est souvent  compassionnelle en intention,  de grands discours, de grands galas et émissions, des médias nous interpellent, mais quand est-il des résultats positifs. ? Ne nous laissons pas bercer d’illusions sous ces flons flons , si nous ouvrons notre regard autour de nous,  nous voyons bien tous les jours    que des personnes et  des familles,  dans l'insécurité et la précarité de leur conditions d'existence,  sont dans l’angoisse et l’incertitude du  jour et du lendemain, alors en attendant que les pouvoirs qui détiennent  la clef du verrou  d’une amélioration sociale  se décident à l'ouvrir , ce que nous risquons d’attendre longtemps  au gré des politiques qui nous mènent de bateau en bateau  de promesses non tenues,  ne restons pas passifs,   pour nous   ce qui est important c’est de passer aux actes individuellement,  selon nos moyens,  si nous ne l’avons pas encore fait.

Une écoute, des paroles de réconfort ,  un sourire, une écoute attentive, quelques pièces ou billets offerts à ceux qui sont dans l’attente de l’urgence  d’un secours pour s’acheter un repas ou des vêtements,un moment de présence auprès de ceux qui sont abandonnés dans leur solitude et leur problèmes,  certes ce ne sera pas suffisant pour les tirer de leur souffrance , mais ce sera au moins le geste solidaire qui allumera en eux la flamme de la  foi et de  l’espérance en l’humanité .

 Pour illustrer mon propos, j’ai sélectionné  un poème de Jean-Marie Bedez, qui ressemble à une prière, oui en ce temps de Noël allumons une lumière  de foi et d’espérance  dans tous les cœurs , quelles que soient nos croyances religieuses ou laïques, selon nos moyens,  et prenons la détermination de ne pas laisser s’éteindre sitôt passé le temps de Noël.

Allume une lumière

Auteur : Jean-Marie Bedez
Voici les derniers mois de l'année.
Voici les nuits les plus longues
et les jours les plus tristes.
La télé et les journaux nous déversent
leur flot quotidien de violence.
A désespérer !

Allume la première bougie de l'Avent, mon frère !
Qu'elle dise d'abord ton espérance :
Dieu ne dort pas, ton salut et le salut du monde
tu l'attends d'abord de lui.

Allume une lumière, mon frère !
un temps de silence et de prière,
une lecture quotidienne de la Bible,
une visite à ce malade,
un temps d'écoute pour ce voisin,
un geste nouveau de partage,
une parole bonne et positive,
une réponse à tel appel...

Avec ceux de ta famille,
tes enfants surtout qui te regardent
allume gravement, joyeusement,
la première bougie de l'Avent.

reçu par e-mail de France

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Adventl Festmusik aus Dresden 2010 Carolina... par reklovia
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vendredi 18 novembre 2011

Agathe un si joli prénom

Ma grand mère Agathe Gornes épouse Pons était très pieuse, elle nous a quittés en 1959 , c'est en son souvenir que j'éoute toujours avec émotion et tendresse le Tantum  Sacramentum qui était son hymne religieux préféré



mercredi 16 novembre 2011

La Mélopée de Sanguima


 J'ai rencontrée ce matin une charmante dame avec laquelle nous avons éprouvé  le plaisir partagé  d'échanger en toute sympathie nos points de vues sur différents sujets d'actualités, mais aussi et surtout nos réflexions sur l'éducation, la culture, l'écriture.

Cette dame a une activité qui la dirige vers son domaine préférentiel la chanson en tant que créatrice , pour ma part il m'arrive d'écrire des contes et nouvelles, mais aussi des poèmes, et au cours de notre conversation je lui ai promis de publier sur le présent blog l'un de mes poèmes "La Mélopée de Sanguima" et,  en toute modestie, j'espère qu'elle lui plaira.

Présentation :

Cette mélopée est extraite de l’une de mes nouvelles écrite en 2004. Dans cette  nouvelle la princesse Sanguima  qui possède le don de guérisseuse est la grand-mère d’un Roi Africain « Melchior » qui après maintes péripéties en Europe  retrouve sont trône dans son pays d’origine

 La Mélopée de Sanguima

Sanguima, Sanguima
Je suis née Sanguima
Magicienne guérisseuse
J’en suis bien heureuse
Merci au Grand Dieu Bon
Qui m’a donné ce don
Le jour de ma naissance
Pour toute mon existence
Je connais les prières
Les herbes, les pierres
Et les incantations
Qui donnent guérison
 Des hommes, des animaux
Je guéris  tous les maux
Je chasse les démons
Qui hantent les maisons
Le Soleil et la Lune
Veillent sur ma fortune
L’Etoile du matin
Ouvre mon chemin
Et l’Etoile du soir
Me guide dans le noir
Bien souvent jour ou nuit
Je m’éloigne sans bruit
Allant d’un pas très sur
Chercher dans la nature
Les plantes consacrées
Qui donnent vigueur, santé
Amour, fécondité
Par le don du Dieu Bon
Qui bénit ma mission
Sous le grand soleil d’or
Qui a bruni mon corps
Je tends les mains souvent
Pour appeler le vent
Les éclairs, les nuages
Et faire venir l’orage
Alors le Grand tonnerre
Déverse sur la terre

La bienfaisante pluie
Qui fait naître la vie
Les enfants, les moissons
Renaissent à foison
Je suis née Sanguima
Guérisseuse Sanguima
Au Sud de l’Afrique
Mon art je pratique
Croyez au Grand Dieu Bon
Qui bénit les maisons
Croyez au Grand Bon Dieu
Qui garde nos Aïeux
Croyez au Grand Dieu Bon
Qui bénit les maisons

Croyez au Bon Dieu Grand
Qui garde nos enfants
Au Grand Bon Dieu croyez
Qui donne la santé
Si vous n’y croyez pas
Vous ne guérirez pas
Je suis née Sanguima
Guérisseuse Sanguima
Magicienne guérisseuse
J’en suis bien heureuse


Lucienne Magalie PONS
2004

lundi 30 mai 2011

Chansons kabyles anciennes

Pour lire la vidéo, cliquez sur le lien ci-dessous :


Chanson Kabyle Ancienne5 par amazigh-37

Le Couronnement de la Vierge Marie


Avant que ne se termine le mois de Mai, le Mois de Marie, j’offre à mes lectrices et mes lecteurs les paroles de cet hymne que nous chantions étant enfants pour la cérémonie du Couronnement de la Vierge.

Je me souviens que pour moi c’était dans le petit village de mon enfance, avant le couronnement de la Vierge Marie dans l’Église Sainte Thérèse de l’enfant Jésus, toutes les rues avaient été décorées de roses blanches et roses et des autels de roses étaient dressés sur le parcours de la procession.

Les petites filles couronnées de roses et vêtues de robes blanches allaient en procession derrière notre vieux Curé, le Père Teyserre et notre dame de catéchisme, Mademoiselle Gentille, la première petite fille de la procession portait sur un coussin la couronne de roses pour la Vierge Marie.

On arrivait ensuite à l’Église, on entrait, deux petites filles procédaient au couronnement de la vierge qui se trouvait au-dessus de l’autel en grimpant sur deux petites échelles, l’une à droite l’autre à gauche, une fois la Vierge Marie couronnée, la messe commençait.

C’était les plus beaux jours du mois de Mai avec aussi celui des Communions solennelles qui se célébraient peu de temps après le 8 Juin de chaque année.

C'est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau !

Refrain:

C'est le mois de Marie

C'est le mois le plus beau

À la Vierge chérie

Disons un chant nouveau

1. Ornons le sanctuaire

De nos plus belles fleurs

Offrons à notre Mère

Et nos chants et nos cœurs

{Au Refrain}

2. Fais que dans la patrie

Nous chantions à jamais

O Divine Marie

Ton nom et tes bienfaits.

mercredi 11 mai 2011

Le voyage du Viking


Écrit le 28 Aout 2002 par Lucienne Magalie pons
LE VOYAGE DU VIKING                                                                                                       



Algues et coraux m’ont fait un lit                   
Mais au-delà de tout oubli
Je rêve au fond de l’Océan
Depuis  cette nuit de grand vent
Cette furieuse nuit d’orage
Où mon drakkar a fait naufrage
Dans l’univers  mes descendants
Maîtrisent l’orage er les vents
Ils flottent bien haut dans l’espace
Où leurs nacelles passent et repassent
Pour se livrer à la conquête
De très lointaines planètes
Le soleil dore leurs cheveux  blonds
Qu’en ma mémoire ils portent longs
Leurs  regards  reflètent   l’océan
Et  Bleus ou verts, selon le temps
Leurs yeux reflètent la belle étoile
Qui était fixée sur mes voiles
Algues et coraux m’ont fait un lit
Je suis le Viking endormi
Rêvant toujours de grands voyages
À travers temps, à travers âges,
Dans l’infini de l’Univers
Et bien au dessus  des mers
Si vous levez les yeux au ciel
Par  un jour de bel arc en ciel
Plus haut que l’étoile du nord
Plus haut que le grand soleil d’or
Vous verrez passez mon  drakkar
Armé de mon noble étendard           ( @Texte et dessin de lucienne magalie pons)


mardi 10 mai 2011

On ne peut pas tout réussir : les œuvres imparfaites de magalie ...

 Sans échec la vie serait sans sel, on ne ferait presque jamais rien d'autre que  l'ordinaire et le garanti  réglés  comme du papier à musique  sans plaisir  !








 J’ai toujours rêvé d’être une artiste !
Mais mes doigts sans talents
Rendent les fleurs pessimistes
Et les visages  inquiétants
Dans mon esprit tout est bien clair
Et mon regard  saisi  le beau
Ce que je vois dans la lumière
Je voudrais le rendre au pinceau
Mais en dépit de mon désir
Je déforme contre mon gré
Et  n’arrive pas  à reproduire
Avec une grande fidélité
Certains amis charitables
M’encourage à continuer
Après  tout c’est  appréciable
D’être ainsi encouragée
La vie au fond serait trop belle
Si l’on devait tout réussir
L’échec en ajoutant son sel
N’enlève rien à mon plaisir

lucienne magalie pons 

dimanche 1 mai 2011

Au fil du temps : Ah ! vous dirais-je, maman

 

 Au fil du temps :

Ah ! Vous dirais-je, maman …


Comptine pour enfants, (du 19e siècle, sur une mélodie souvent attribuée à Mozart. En fait, elle date de 1761 et on la trouve dans "Les Amusements d'une Heure et Demy" de Mr. Bouin.

 Elle serait due à Cambra et à Rameau et se trouve notée dans la Clé du Caveau sous le n°25, donc une des plus anciennes mélodies.

Les premières paroles sont apparues en 1765 avec "Le faux Pas".

En 1774 on publie, à Bruxelles, "La confidence naïve" et à Paris, vers 1780, "Les Amours de Silvandre" (texte ci dessous)

Si Wolfgang Amadeus Mozart s'est vu attribuer la paternité de cette musique, c'est qu'il a composé : Variations sur "Ah vous dirais-je, Maman" (K. 265) en 1781-1782 (à l'origine daté en 1778), à Vienne, alors qu'il était âgé de 26 ans. Cette pièce a été écrite pour piano et est composée de 12 parties.


La mélodie a inspiré de nombreux musiciens. On retrouve des variations dans le 2e mouvement de la Symphonie Surprise de Haydn (1791).

Il semble même que Beethoven a improvisé sur ce thème dans un concert donné à Prague en 1798.


Mentionnons également la célèbre chanson enfantine anglaise
 "Twinkle, Twinkle, Little Star" publiée à Londres en 1806.
Ah !  Let me tell you now mother
Whats  the cause of my distress
Papa wants me to think clearly
Like a grown up oh how dreary
Me I'd rather eat my lollies... they mean more to me by far..

comptine  - 19e siècle –

Ah! Vous dirai-je, Maman,
Ce qui cause mon tourment.
Papa veut que je raisonne,
Comme une grande personne.
Moi, je dis que les bonbons
Valent mieux que la raison.

Ah! Vous dirai-je, Maman,
ce qui cause mon tourment.
Papa veut que je demande
de la soupe et de la viande...
Moi, je dis que les bonbons
valent mieux que les mignons.

Ah! Vous dirai-je, Maman,
ce qui cause mon tourment
Papa veut que je retienne
des verbes la longue antienne...
Moi, je dis que les bonbons
valent mieux que les leçons.

version originale du 18e siècle "les amours de Silvandre"

Ah! Vous dirai-je, Maman,
Ce qui cause mon tourment ?
Depuis que j'ai vu Silvandre, (ou parfois Clitandre)
Me regarder d'un air tendre ;
Mon cœur dit à chaque instant :
« Peut-on vivre sans amant ? »

L'autre jour, dans un bosquet,
De fleurs il fit un bouquet ;
Il en para ma houlette
Me disant : « Belle brunette,
Flore est moins belle que toi ;
L'amour moins tendre que moi. »

Je rougis et par malheur
Un soupir trahit mon cœur.
Le cruel avec adresse,
Profita de ma faiblesse :
Hélas, Maman ! Un faux pas
Me fit tomber dans ses bras.

Je n'avais pour tout soutien
Que ma houlette et mon chien.
L'amour, voulant ma défaite,
Écarta chien et houlette ;
Ah ! Qu'on goûte de douceur,
Quand l'amour prend soin d'un cœur !


oooooooooooooooooo

ooooooooooooooooooo

oooooooooooooooo

mardi 22 février 2011

Ma petite "madeleine" de Proust

Ma petite madeleine de Proust

Vous seriez bien surpris si je vous invitais à partager ma « petite madeleine de Proust », elle n’en a ni la forme, ni le parfum, ni le goût .Elle est  plate ronde et dorée, d’ environ 15 centimètres de diamètre, d’un  centimètre d’épaisseur, et  son parfum d’huile d’olive , presque imperceptible à l’odorat  se confond à son gout légèrement salé, et elle se déguste par petites portions, délicatement  friable sous les dents, vous l’avez peut-être deviné « ma petite madeleine de Proust » est un Kessra  algérienne.

Son pouvoir évocateur me restitue les escapades de mon enfance dans la campagne algérienne, quand j’allais rendre visite à  Loucha, une grand-mère Kabyle, rose et blonde, toute ridée comme une pomme, mais si belle avec ses pommettes roses et ses yeux bleus brillants comme des étoiles, sous ses cheveux blonds  striés de mèches blanches.

Madame Loucha habitait une petite maison entourée d’une cour protégée de roseaux, ou elle siégeait assise en tailleur devant son Kanoun et bien souvent elle y passait son temps à cuire des galettes de semoule (Kessra) et d’autres gâteries qu’elle  me faisait goûter quand je lui rendais visite tout en me racontant des histoires de mariage ou d’autres réjouissances qui me ravissaient  tout autant que les contes de Perrault.

Eh bien,  ce matin à Paris sous un soleil tout à fait surprenant après les longs jours de pluie que nous venons de traverser, je me suis sentie tout d’un coup saisie d’une envie d’école buissonnière et mes pas m’ont  dirigée vers le marché de Belleville,  un de ces haut-lieux  parisiens qu’il ne faut pas manquer quand on veut se retrouver dans une ambiance authentiquement nord-africaine. Des étals à perte de vue, recouverts de fruits, de légumes  et de toutes sortes d’articles provenant d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, tenus par de marchands dont les voix se recouvrent, les unes les autres,  pour proposer à qui mieux- mieux leurs marchandises pour « un’euro seulement les deux , Madame » ou «  un’ euro les trois » ou encore pour ou encore «  un’euro seulement les trois , les quatre, Missieux-Dame »…  goutez… goutez …, le tout entrecoupé de plaisanteries avec les clients habitués qui remplissent leur cadis et leur panier, tout se bousculant les uns les autres pour se frayer un passage dans la foule nombreuse et  bon enfant.

Et c’est là ce matin en me frayant  un passage dans le marché de Belleville,  que j’ai découvert   pour « un ‘euro cinquante seulement », une Kessra,  « ma petite Madeleine de Proust », sur l’étal d’un boulanger qui, en encaissant le prix,  m’a gratifié d’un « bon appétit Madame »  avec le plus parfait accent algérien. Ce Boulanger très sympathique et courtois ne pouvait pas savoir que j’avais acheté  en même temps que ma galette une page de mon enfance, et c’est bien vrai qu’en dégustant, petit à petit, ma galette sur le chemin du retour, j’ai revu et retrouvé  le grand ciel bleu, le grand soleil,  les eucalyptus, les roseaux, les bougainvilliers,  les fleurs des champs, la  petite allée de terre qui conduisait   à la maison de Loucha, les parfums des jasmins et des orangers, et biens d’autres souvenirs  encore , tout ce qui dans ce temps-là  enchantait les jours de mon enfance et que je porte enfouis en moi comme un paradis secret.

Hélas je n’ai pas le talent de Proust pour faire de « ma madeleine de Proust » une œuvre littéraire brillante et  impérissable, mais tout de même cette petite page aura le modeste  mérite, je l’espère, de raviver les souvenirs de certaines et certains qui comme moi sont nés outre-mer et qui souvent  ici s’attendrissent  un peu   comme Proust  « A la recherche du temps perdu », ….du côté de chez Swann, de Belleville ou d’ailleurs.