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lundi 30 avril 2012

Voici le 1er Mai, Vive le Mois de Mai !





J'offre ce porte- bonheur à notre futur nouveau Président de la République

Editorial de Lucienne Magalie Pons


Bien sûr le 1er Mai c'est la fête des travailleurs, ou du Travail, si vous préférez, mais pour moi j'ai décidé cette année que ce serait la fête du changement, un super grand nettoyage de printemps
pourquoi pas ?

Et puis une jolie chanson qui met du cœur à l'ouvrage nous rappelle qu'au mois de Mai " les fleurs volent au vent si "jolie mignonne" si mignonnement" , comme cette année nous voleront le 6 mai 2012, au vent d'une histoire nouvelle, pour déposer dans les urnes nationales nos bulletins de vote au nom d'un nouveau Président que nous espérons tous pour tourner la page de cinq années privées de printemps social.

Oui cette année cette jolie chanson a un accent prémonitoire !

Voici le mois de mai (bis)

Où les fleurs volent au vent (bis)

Où les fleurs volent au vent si jolie mignonne

Où les fleurs volent au vent si mignonnement



Le gentil fils du roi (bis)

S'en va les ramassant (bis)

S'en va les ramassant si jolie mignonne

S'en va les ramassant si mignonnement



Il en ramasse tant (bis)

Qu'il en remplit ses gants (bis)

Qu'il en remplit ses gants si jolie mignonne

Qu'il en remplit ses gants si mignonnement



À sa mie les porta (bis)

Les donna en présent (bis)

Les donna en présent si jolie mignonne

Les donna en présent si mignonnement


jeudi 2 février 2012

La Chandeleur est une fête religieuse chrétienne  appelée la Présentation du Christ au Temple.  Elle commémore la Présentation de l'enfant Jésus au Temple de Jérusalem et la purification  de sa mère, la sainte Vierge (Luc 2, 22).

Le nom  de cette fête en français, Chandeleur, a une origine latine et païenne : la festa candelarum ou fête des chandelles, d’après une coutume consistant à allumer des cierges à minuit en symbole de purification. , mais la Chandeleur tient  aussi son nom de la bénédiction des bougies qui se pratique ce jour là 2 février dans les églises catholiques.

Enfin pour la Chandeleur, toutes les bougies de la maison doivent  être allumées puisque c’est aussi un symbole de purification d’après la festa candelarum  mais aussi d’après l’Eglise.
 Dans la nature, c'est la période où les journées commencent à s’allonger  chacune « d’un pas d’oiseaux » et dans les campagnes les fermiers se préparent déjà à ensemencer les champs, dans les jours prochains, alors que dans la basse- cour les poules recommencent à pondre  et que dans les étables c’est le moment des premières naissances de veaux ou de poulains.

Dans  les jardins, sur les gazons ou encore   dans les plates-bandes  devant les maisons les perce-neiges commencent à poindre et c’est le signe que le printemps approche.

La Chandeleur  est actuellement fixée au 2 février  et la tradition  veut  que ce soit aussi le jour   des crêpes. On raconte que cette tradition est née du fait que le  pape Gélase Ier  faisait distribuer des crêpes aux pèlerins qui arrivaient à Rome pour la fête de la Présentation ».

Mais on dit  aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, évoquant le retour du printemps.

Selon une certaine superstition  il faut faire sauter la première  crêpe  avec une pièce d’or dans la main et  la conserver  jusqu’à la prochaine Chandeleur  sur le dessus d’une armoire pour attirer la prospérité et obtenir des récoltes abondantes. 

On peut toujours essayer ca ne coûte rien …même si on n’est pas superstitieux.

 Il est de mode actuellement de cuisiner des crêpes très sophistiquées,  c’est-à-dire d’ajouter  sur la crêpe des fruits, du chocolat, de la chantilly, du fromage frais sucré,  etc…et de décorer  le tout de  fruits confits ou  de vermicelles pâtissier de toutes les couleurs,  enfin toutes sortes de suppléments pour donner à la crêpe une allure de gâteau  qui finalement nous fait oublier le gout de la crêpe authentique,  qui pourtant se  suffit  à elle-même dans sa savoureuse simplicité.Pour ma part, je préfère une crêpe toute simple,  selon une bonne vieille recette familiale qui du reste existe dans toutes les familles certainement,  mais que je rappelle ci-dessous pour ceux d’entre nous qui l’aurait égarée ou oubliée. Passons à la recette :




Crêpes sucrées - Pour 6 personnes - :

 500 g de farine  -   6 œufs moyens -  1 litre  de lait  -  1/2 cuillère à café de sel fin - 50 g de beurre fondu  2 cuillères à soupe de sucre vanillé(ou 2 sachets de sucre vanillé) - 1 cuillère à soupe de rhum ambré -    beurre ou huile pour la cuisson -  sucre fin pour les saupoudrer -


Faire fondre le beurre 60 secondes au bain-marie (ou au micro ondes)  et réserver. – 
 
Verser la farine tamisée dans une grande jatte -  
 
Cassez les œufs   dans un grand bol  et les battre au fouet en ajoutant peu à peu le lait  en continuant à battre au fouet pour obtenir un parfait mélange
 
Incorporer  le lait et les œufs que vous venez de battre à la farine en versant  petit à petit, et   en tournant dans la farine  avec une spatule pour bien mélanger le tout  , ajouter le sel, le sucre vanillé, le rhum, le beure fondu, continuer à tourner  le tout jusqu'à  obtenir une pâte bien lisse.

Couvrir et laisser reposer 1 heure au  moins  à  température ambiante.

Cuisson :  Faire chauffer une poêle/crêpière  à feu assez vif.  A côté préparez dans un petit bol la matière grasse,  beurre ou huile,  que vous utiliserez pour la cuisson Graisser légèrement la poêle  au moyen d’un petit tampon ,  verser un peu de pâte en tournant la poêle afin de bien napper toute la surface de pâte., laissez cuire 2 minutes pour la première façe , retourner et poursuivre  la cuisson d'1 minute.

 Déposer la crêpe sur un plat et saupoudrer de sucre en poudre

Continuer la cuisson en renouvelant  l'opération et  en déposant une fois cuite  la deuxième crêpe sur la première, saupoudrez de sucre…. Et ainsi de suite  ….

Se servent tièdes ….

Peuvent se déguster nature sucrée ou bien chacun choisira de les recouvrir de chocolat ou de confiture ou de compote.

lundi 2 janvier 2012

Le concert du Nouvel An 2012 à Vienne dirigé par Mariss Jansons : un triomphe



Extrait de la fin du Concert du Nouvel an 2012 : La Marche de RADETZKY

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Editorial de Lucienne Magalie Pons

Le prestigieux chef d'orchestre  Mariss Jansons,  dirigeait dimanche 1er Janvier 2012, le  concert du Nouvel An de l'Orchestre philharmonique de Vienne, dans la «salle en or» du Musikverein,  dont  la décoration florale  était assurée pour la 31e fois par les jardiniers de la ville italienne de San Remo

Directeur musical du Concertgebouw d'Amsterdam depuis 2004 et de l'Orchestre symphonique de la Radio bavaroise depuis 2003, Mariss Jansons a été un élève du chef d'orchestre autrichien Herbert von Karajan (1908-1989) et du Russe Yevgueny Mravinsky (1903-1988).


Au final, la célèbre valse «  Le Beau Danube Bleu », de Johann Strauss fils (1825-1899), ...  et,  particulièrement appréciée des Viennois « La marche de Radetzky »(*) de Johann Strauss père (1804-1849), accompagnée comme chaque année  par l’assistance  battant la mesure en tapant dans ses mains.


Le  programme comprenait notamment «  le Galop de la locomotive à vapeur de Copenhague » du compositeur danois Hans Christian Lumbye (1810-1874),  et l’ » Albion Polka »  de Johann Strauss fils, œuvre  créée à Vienne  en 1851 en hommage au   prince  Albert de Saxe-Coburg-Gotha ( époux de la Reine Victoria, Reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande de 1837à 1901 qui devint de plus ensuite  Impératrice des Indes de 1876 à 1901).


A la fin du concert, Mariss Jansons,  et les musiciens du Philharmonique ont été longuement  ovationnés  par l’assistance enchantée. 
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(*) note historique " La marche de Radetzky", est une  célèbre marche militaire viennoise de Johann Strauss père  qu'il dédia à l'époque au maréchal autrichien Joseph Radetzky, vainqueur de la bataille de Custoza contre les Piémontais en 1848 .

La marche de Radetzky  est toujours particulièrement   appréciée des Viennois,  et une version de cette marche  est traditionnellement interprétée à la clôture du Concert du Nouvel An donné par l'Orchestre philharmonique de Vienne.

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ooOoo

Pour le Nouvel An 2013,  le concert  sera dirigé  par l'Autrichien Franz Welser-Möst,  directeur musical de l'Opéra de Vienne et de l'Orchestre de Cleveland.

 Si vous avez  l’intention d’assister au Concert du nouvel An 2013  il  est recommandé de réserver  votre  place un an à l’avance.

dimanche 25 décembre 2011

Minuit chrétien, O tannenbaum


 Source Internet : commentaire figurant sous la vidéo copié/collé :

Un célèbre chant de Noël français. Paroles et historique de la chanson:

Minuit ! Chrétiens, c'est l'heure solennelle
Où l'homme Dieu descendit parmi nous,
Pour effacer la tache originelle
Et de son père arrêter le courroux :
Le monde entier tressaille d'espérance
En cette nuit qui lui donne un sauveur
Peuple, à genoux ! Attends ta délivrance,
Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !
Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !

De notre foi que la lumière ardente
Nous guide tous au berceau de l'enfant.
Comme autrefois, une étoile brillante
Y conduisit les chefs de l'Orient.
Le Roi des Rois naît dans une humble crèche,
Puissants du jour fiers de votre grandeur,
A votre orgueil c'est de là qu'un Dieu prêche,
Courbez vos fronts devant le Rédempteur !
Courbez vos fronts devant le Rédempteur !

Le Rédempteur a brisé toute entrave,
La terre est libre et le ciel est ouvert
Il voit un frère où n'était qu'un esclave
L'amour unit ceux qu'enchaînait le fer,
Qui lui dira notre reconnaissance ?
C'est pour nous tous qu'il naît, qu'il souffre et meurt :
Peuple, debout ! Chante ta délivrance,
Noël ! Noël ! Chantons le Rédempteur !
Noël ! Noël ! Chantons le Rédempteur !

Origine du Minuit Chrétiens

Placide Cappeau

Né à Roquemaure en 1807 dans une famille aisée. Cultivé et brillant, il poursuit des études d'abord chez les jésuites au collège Royal en Avignon, puis part étudier le droit à Paris.

Cet enfant du midi ne pourra poursuivre une carrière parisienne. Il vient s'installer dans son village natal afin de s'associer avec le Maire, Guillaume Clerc, dans un commerce de vins.

Genèse de la création du Minuit Chrétiens.

Le 3 décembre 1847, dans la diligence de Paris, entre Mâcon et Dijon, Placide Cappeau, écrivait les paroles d'un Noël, pour lesquelles il était fort loin de se douter un seul instant de l'immense succès qu’il obtiendrait par la suite.

Le curé de Roquemaure, l'abbé Eugène Nicolas, lavait prié de composer ce chant dans le cadre des manifestations culturelles et religieuses qu'il voulait organiser afin de recueillir quelques oboles pour le financement des vitraux de la collégiale Saint-Jean-Baptiste.

Placide Cappeau est alors âgé de 39 ans,

Roquemaure, port renommé de la région, spécialisé dans le commerce des vins de Côtes du Rhône, avait alors besoin de se doter dun pont suspendu pour traverser le Rhône.

L'ingénieur parisien Pierre Laurey était chargé de cette tâche. Pour l'heure il s'était installé dans ce lieu avec son épouse, Emily. Celle-ci, chanteuse, était en relation avec le compositeur Adolphe Adam, pour lequel elle avait interprété autrefois, en 1840 à l’Opéra-Comique, l'un de ses ouvrages en 3 actes, La Rose de Péronne, qui d'ailleurs ne fut pas heureux de l'aveu même de son auteur.

C'est elle qui adressa les strophes de Minuit Chrétiens au compositeur, qui est considéré comme l'un des créateurs de l'opéra-comique français.

Adam compose la musique en quelques jours et, le 24 décembre 1847, à la messe de minuit célébrée dans la petite église de Roquemaure, Emily Laurey chantait pour la première fois le Noël d'Adam.

Immédiatement célèbre, notamment grâce au baryton Jean-Baptiste Faure, ce chant de Noël échappa à l'auteur des paroles qui ne parvint même pas, comme il le désira plus tard, à changer le texte. Placide Cappeau, n'était en effet pas du tout un homme d'église, un fervent catholique, mais au contraire un libre penseur, un voltairien. Au culte d'un Dieu, il préférait celui de l'Humanité.

C’est ainsi qu'en 1876, dans son poème historique en vingt chants, figure le Cantique à l'orgue de Roquemaure, qui n'est autre que le Minuit Chrétiens, chanté par Placidie, l'amante, à l'orgue.

samedi 10 décembre 2011

Le temps de l'Avent

Editorial de lucienne magalie pons

Nous sommes dans les semaines de l’Avent, dans deux semaines  nous célébreront Noël, dans la foi l’espérance et la charité.

C’est dans cette période illuminée par les décors d’avant Noël que les bonnes âmes et les bons esprits qui sommeillent en nous se réveillent, et c’est aussi,  pour chacun d’entre nous, en cette fin d’année qui s’annonce,  le temps du recueillement,  le moment de s’interroger si  tout au long des jours de cette année qui s’achève, nous avons accordé à nos frères en humanité , - quelles que soient leurs croyances, leurs religion ou la notre,  quelle  que soit leur place sociale - ,l’amitié, la confiance et le respect que chacun  se doit l’un à l’autre.

Avons-nous accompli les gestes humains d’amour, d’amitié, d’aide que nous aurions du faire tout naturellement en ouvrant notre cœur à l’autre, et si nécessaire notre bourse ?

Notre société politique et  médiatique  est souvent  compassionnelle en intention,  de grands discours, de grands galas et émissions, des médias nous interpellent, mais quand est-il des résultats positifs. ? Ne nous laissons pas bercer d’illusions sous ces flons flons , si nous ouvrons notre regard autour de nous,  nous voyons bien tous les jours    que des personnes et  des familles,  dans l'insécurité et la précarité de leur conditions d'existence,  sont dans l’angoisse et l’incertitude du  jour et du lendemain, alors en attendant que les pouvoirs qui détiennent  la clef du verrou  d’une amélioration sociale  se décident à l'ouvrir , ce que nous risquons d’attendre longtemps  au gré des politiques qui nous mènent de bateau en bateau  de promesses non tenues,  ne restons pas passifs,   pour nous   ce qui est important c’est de passer aux actes individuellement,  selon nos moyens,  si nous ne l’avons pas encore fait.

Une écoute, des paroles de réconfort ,  un sourire, une écoute attentive, quelques pièces ou billets offerts à ceux qui sont dans l’attente de l’urgence  d’un secours pour s’acheter un repas ou des vêtements,un moment de présence auprès de ceux qui sont abandonnés dans leur solitude et leur problèmes,  certes ce ne sera pas suffisant pour les tirer de leur souffrance , mais ce sera au moins le geste solidaire qui allumera en eux la flamme de la  foi et de  l’espérance en l’humanité .

 Pour illustrer mon propos, j’ai sélectionné  un poème de Jean-Marie Bedez, qui ressemble à une prière, oui en ce temps de Noël allumons une lumière  de foi et d’espérance  dans tous les cœurs , quelles que soient nos croyances religieuses ou laïques, selon nos moyens,  et prenons la détermination de ne pas laisser s’éteindre sitôt passé le temps de Noël.

Allume une lumière

Auteur : Jean-Marie Bedez
Voici les derniers mois de l'année.
Voici les nuits les plus longues
et les jours les plus tristes.
La télé et les journaux nous déversent
leur flot quotidien de violence.
A désespérer !

Allume la première bougie de l'Avent, mon frère !
Qu'elle dise d'abord ton espérance :
Dieu ne dort pas, ton salut et le salut du monde
tu l'attends d'abord de lui.

Allume une lumière, mon frère !
un temps de silence et de prière,
une lecture quotidienne de la Bible,
une visite à ce malade,
un temps d'écoute pour ce voisin,
un geste nouveau de partage,
une parole bonne et positive,
une réponse à tel appel...

Avec ceux de ta famille,
tes enfants surtout qui te regardent
allume gravement, joyeusement,
la première bougie de l'Avent.

reçu par e-mail de France

oo


Adventl Festmusik aus Dresden 2010 Carolina... par reklovia
oo

vendredi 18 novembre 2011

Agathe un si joli prénom

Ma grand mère Agathe Gornes épouse Pons était très pieuse, elle nous a quittés en 1959 , c'est en son souvenir que j'éoute toujours avec émotion et tendresse le Tantum  Sacramentum qui était son hymne religieux préféré



mercredi 16 novembre 2011

La Mélopée de Sanguima


 J'ai rencontrée ce matin une charmante dame avec laquelle nous avons éprouvé  le plaisir partagé  d'échanger en toute sympathie nos points de vues sur différents sujets d'actualités, mais aussi et surtout nos réflexions sur l'éducation, la culture, l'écriture.

Cette dame a une activité qui la dirige vers son domaine préférentiel la chanson en tant que créatrice , pour ma part il m'arrive d'écrire des contes et nouvelles, mais aussi des poèmes, et au cours de notre conversation je lui ai promis de publier sur le présent blog l'un de mes poèmes "La Mélopée de Sanguima" et,  en toute modestie, j'espère qu'elle lui plaira.

Présentation :

Cette mélopée est extraite de l’une de mes nouvelles écrite en 2004. Dans cette  nouvelle la princesse Sanguima  qui possède le don de guérisseuse est la grand-mère d’un Roi Africain « Melchior » qui après maintes péripéties en Europe  retrouve sont trône dans son pays d’origine

 La Mélopée de Sanguima

Sanguima, Sanguima
Je suis née Sanguima
Magicienne guérisseuse
J’en suis bien heureuse
Merci au Grand Dieu Bon
Qui m’a donné ce don
Le jour de ma naissance
Pour toute mon existence
Je connais les prières
Les herbes, les pierres
Et les incantations
Qui donnent guérison
 Des hommes, des animaux
Je guéris  tous les maux
Je chasse les démons
Qui hantent les maisons
Le Soleil et la Lune
Veillent sur ma fortune
L’Etoile du matin
Ouvre mon chemin
Et l’Etoile du soir
Me guide dans le noir
Bien souvent jour ou nuit
Je m’éloigne sans bruit
Allant d’un pas très sur
Chercher dans la nature
Les plantes consacrées
Qui donnent vigueur, santé
Amour, fécondité
Par le don du Dieu Bon
Qui bénit ma mission
Sous le grand soleil d’or
Qui a bruni mon corps
Je tends les mains souvent
Pour appeler le vent
Les éclairs, les nuages
Et faire venir l’orage
Alors le Grand tonnerre
Déverse sur la terre

La bienfaisante pluie
Qui fait naître la vie
Les enfants, les moissons
Renaissent à foison
Je suis née Sanguima
Guérisseuse Sanguima
Au Sud de l’Afrique
Mon art je pratique
Croyez au Grand Dieu Bon
Qui bénit les maisons
Croyez au Grand Bon Dieu
Qui garde nos Aïeux
Croyez au Grand Dieu Bon
Qui bénit les maisons

Croyez au Bon Dieu Grand
Qui garde nos enfants
Au Grand Bon Dieu croyez
Qui donne la santé
Si vous n’y croyez pas
Vous ne guérirez pas
Je suis née Sanguima
Guérisseuse Sanguima
Magicienne guérisseuse
J’en suis bien heureuse


Lucienne Magalie PONS
2004

lundi 30 mai 2011

Chansons kabyles anciennes

Pour lire la vidéo, cliquez sur le lien ci-dessous :


Chanson Kabyle Ancienne5 par amazigh-37

Le Couronnement de la Vierge Marie


Avant que ne se termine le mois de Mai, le Mois de Marie, j’offre à mes lectrices et mes lecteurs les paroles de cet hymne que nous chantions étant enfants pour la cérémonie du Couronnement de la Vierge.

Je me souviens que pour moi c’était dans le petit village de mon enfance, avant le couronnement de la Vierge Marie dans l’Église Sainte Thérèse de l’enfant Jésus, toutes les rues avaient été décorées de roses blanches et roses et des autels de roses étaient dressés sur le parcours de la procession.

Les petites filles couronnées de roses et vêtues de robes blanches allaient en procession derrière notre vieux Curé, le Père Teyserre et notre dame de catéchisme, Mademoiselle Gentille, la première petite fille de la procession portait sur un coussin la couronne de roses pour la Vierge Marie.

On arrivait ensuite à l’Église, on entrait, deux petites filles procédaient au couronnement de la vierge qui se trouvait au-dessus de l’autel en grimpant sur deux petites échelles, l’une à droite l’autre à gauche, une fois la Vierge Marie couronnée, la messe commençait.

C’était les plus beaux jours du mois de Mai avec aussi celui des Communions solennelles qui se célébraient peu de temps après le 8 Juin de chaque année.

C'est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau !

Refrain:

C'est le mois de Marie

C'est le mois le plus beau

À la Vierge chérie

Disons un chant nouveau

1. Ornons le sanctuaire

De nos plus belles fleurs

Offrons à notre Mère

Et nos chants et nos cœurs

{Au Refrain}

2. Fais que dans la patrie

Nous chantions à jamais

O Divine Marie

Ton nom et tes bienfaits.

mercredi 11 mai 2011

Le voyage du Viking


Écrit le 28 Aout 2002 par Lucienne Magalie pons
LE VOYAGE DU VIKING                                                                                                       



Algues et coraux m’ont fait un lit                   
Mais au-delà de tout oubli
Je rêve au fond de l’Océan
Depuis  cette nuit de grand vent
Cette furieuse nuit d’orage
Où mon drakkar a fait naufrage
Dans l’univers  mes descendants
Maîtrisent l’orage er les vents
Ils flottent bien haut dans l’espace
Où leurs nacelles passent et repassent
Pour se livrer à la conquête
De très lointaines planètes
Le soleil dore leurs cheveux  blonds
Qu’en ma mémoire ils portent longs
Leurs  regards  reflètent   l’océan
Et  Bleus ou verts, selon le temps
Leurs yeux reflètent la belle étoile
Qui était fixée sur mes voiles
Algues et coraux m’ont fait un lit
Je suis le Viking endormi
Rêvant toujours de grands voyages
À travers temps, à travers âges,
Dans l’infini de l’Univers
Et bien au dessus  des mers
Si vous levez les yeux au ciel
Par  un jour de bel arc en ciel
Plus haut que l’étoile du nord
Plus haut que le grand soleil d’or
Vous verrez passez mon  drakkar
Armé de mon noble étendard           ( @Texte et dessin de lucienne magalie pons)


mardi 10 mai 2011

On ne peut pas tout réussir : les œuvres imparfaites de magalie ...

 Sans échec la vie serait sans sel, on ne ferait presque jamais rien d'autre que  l'ordinaire et le garanti  réglés  comme du papier à musique  sans plaisir  !








 J’ai toujours rêvé d’être une artiste !
Mais mes doigts sans talents
Rendent les fleurs pessimistes
Et les visages  inquiétants
Dans mon esprit tout est bien clair
Et mon regard  saisi  le beau
Ce que je vois dans la lumière
Je voudrais le rendre au pinceau
Mais en dépit de mon désir
Je déforme contre mon gré
Et  n’arrive pas  à reproduire
Avec une grande fidélité
Certains amis charitables
M’encourage à continuer
Après  tout c’est  appréciable
D’être ainsi encouragée
La vie au fond serait trop belle
Si l’on devait tout réussir
L’échec en ajoutant son sel
N’enlève rien à mon plaisir

lucienne magalie pons 

dimanche 1 mai 2011

Au fil du temps : Ah ! vous dirais-je, maman

 

 Au fil du temps :

Ah ! Vous dirais-je, maman …


Comptine pour enfants, (du 19e siècle, sur une mélodie souvent attribuée à Mozart. En fait, elle date de 1761 et on la trouve dans "Les Amusements d'une Heure et Demy" de Mr. Bouin.

 Elle serait due à Cambra et à Rameau et se trouve notée dans la Clé du Caveau sous le n°25, donc une des plus anciennes mélodies.

Les premières paroles sont apparues en 1765 avec "Le faux Pas".

En 1774 on publie, à Bruxelles, "La confidence naïve" et à Paris, vers 1780, "Les Amours de Silvandre" (texte ci dessous)

Si Wolfgang Amadeus Mozart s'est vu attribuer la paternité de cette musique, c'est qu'il a composé : Variations sur "Ah vous dirais-je, Maman" (K. 265) en 1781-1782 (à l'origine daté en 1778), à Vienne, alors qu'il était âgé de 26 ans. Cette pièce a été écrite pour piano et est composée de 12 parties.


La mélodie a inspiré de nombreux musiciens. On retrouve des variations dans le 2e mouvement de la Symphonie Surprise de Haydn (1791).

Il semble même que Beethoven a improvisé sur ce thème dans un concert donné à Prague en 1798.


Mentionnons également la célèbre chanson enfantine anglaise
 "Twinkle, Twinkle, Little Star" publiée à Londres en 1806.
Ah !  Let me tell you now mother
Whats  the cause of my distress
Papa wants me to think clearly
Like a grown up oh how dreary
Me I'd rather eat my lollies... they mean more to me by far..

comptine  - 19e siècle –

Ah! Vous dirai-je, Maman,
Ce qui cause mon tourment.
Papa veut que je raisonne,
Comme une grande personne.
Moi, je dis que les bonbons
Valent mieux que la raison.

Ah! Vous dirai-je, Maman,
ce qui cause mon tourment.
Papa veut que je demande
de la soupe et de la viande...
Moi, je dis que les bonbons
valent mieux que les mignons.

Ah! Vous dirai-je, Maman,
ce qui cause mon tourment
Papa veut que je retienne
des verbes la longue antienne...
Moi, je dis que les bonbons
valent mieux que les leçons.

version originale du 18e siècle "les amours de Silvandre"

Ah! Vous dirai-je, Maman,
Ce qui cause mon tourment ?
Depuis que j'ai vu Silvandre, (ou parfois Clitandre)
Me regarder d'un air tendre ;
Mon cœur dit à chaque instant :
« Peut-on vivre sans amant ? »

L'autre jour, dans un bosquet,
De fleurs il fit un bouquet ;
Il en para ma houlette
Me disant : « Belle brunette,
Flore est moins belle que toi ;
L'amour moins tendre que moi. »

Je rougis et par malheur
Un soupir trahit mon cœur.
Le cruel avec adresse,
Profita de ma faiblesse :
Hélas, Maman ! Un faux pas
Me fit tomber dans ses bras.

Je n'avais pour tout soutien
Que ma houlette et mon chien.
L'amour, voulant ma défaite,
Écarta chien et houlette ;
Ah ! Qu'on goûte de douceur,
Quand l'amour prend soin d'un cœur !


oooooooooooooooooo

ooooooooooooooooooo

oooooooooooooooo

mardi 22 février 2011

Ma petite "madeleine" de Proust

Ma petite madeleine de Proust

Vous seriez bien surpris si je vous invitais à partager ma « petite madeleine de Proust », elle n’en a ni la forme, ni le parfum, ni le goût .Elle est  plate ronde et dorée, d’ environ 15 centimètres de diamètre, d’un  centimètre d’épaisseur, et  son parfum d’huile d’olive , presque imperceptible à l’odorat  se confond à son gout légèrement salé, et elle se déguste par petites portions, délicatement  friable sous les dents, vous l’avez peut-être deviné « ma petite madeleine de Proust » est un Kessra  algérienne.

Son pouvoir évocateur me restitue les escapades de mon enfance dans la campagne algérienne, quand j’allais rendre visite à  Loucha, une grand-mère Kabyle, rose et blonde, toute ridée comme une pomme, mais si belle avec ses pommettes roses et ses yeux bleus brillants comme des étoiles, sous ses cheveux blonds  striés de mèches blanches.

Madame Loucha habitait une petite maison entourée d’une cour protégée de roseaux, ou elle siégeait assise en tailleur devant son Kanoun et bien souvent elle y passait son temps à cuire des galettes de semoule (Kessra) et d’autres gâteries qu’elle  me faisait goûter quand je lui rendais visite tout en me racontant des histoires de mariage ou d’autres réjouissances qui me ravissaient  tout autant que les contes de Perrault.

Eh bien,  ce matin à Paris sous un soleil tout à fait surprenant après les longs jours de pluie que nous venons de traverser, je me suis sentie tout d’un coup saisie d’une envie d’école buissonnière et mes pas m’ont  dirigée vers le marché de Belleville,  un de ces haut-lieux  parisiens qu’il ne faut pas manquer quand on veut se retrouver dans une ambiance authentiquement nord-africaine. Des étals à perte de vue, recouverts de fruits, de légumes  et de toutes sortes d’articles provenant d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, tenus par de marchands dont les voix se recouvrent, les unes les autres,  pour proposer à qui mieux- mieux leurs marchandises pour « un’euro seulement les deux , Madame » ou «  un’ euro les trois » ou encore pour ou encore «  un’euro seulement les trois , les quatre, Missieux-Dame »…  goutez… goutez …, le tout entrecoupé de plaisanteries avec les clients habitués qui remplissent leur cadis et leur panier, tout se bousculant les uns les autres pour se frayer un passage dans la foule nombreuse et  bon enfant.

Et c’est là ce matin en me frayant  un passage dans le marché de Belleville,  que j’ai découvert   pour « un ‘euro cinquante seulement », une Kessra,  « ma petite Madeleine de Proust », sur l’étal d’un boulanger qui, en encaissant le prix,  m’a gratifié d’un « bon appétit Madame »  avec le plus parfait accent algérien. Ce Boulanger très sympathique et courtois ne pouvait pas savoir que j’avais acheté  en même temps que ma galette une page de mon enfance, et c’est bien vrai qu’en dégustant, petit à petit, ma galette sur le chemin du retour, j’ai revu et retrouvé  le grand ciel bleu, le grand soleil,  les eucalyptus, les roseaux, les bougainvilliers,  les fleurs des champs, la  petite allée de terre qui conduisait   à la maison de Loucha, les parfums des jasmins et des orangers, et biens d’autres souvenirs  encore , tout ce qui dans ce temps-là  enchantait les jours de mon enfance et que je porte enfouis en moi comme un paradis secret.

Hélas je n’ai pas le talent de Proust pour faire de « ma madeleine de Proust » une œuvre littéraire brillante et  impérissable, mais tout de même cette petite page aura le modeste  mérite, je l’espère, de raviver les souvenirs de certaines et certains qui comme moi sont nés outre-mer et qui souvent  ici s’attendrissent  un peu   comme Proust  « A la recherche du temps perdu », ….du côté de chez Swann, de Belleville ou d’ailleurs.

mardi 18 janvier 2011

samedi 15 janvier 2011

L"Alouette sur la branche

L'alouette sur la branche
(Lorraine)

SON MIDI-Fichier SON MIDI
-Extrait MP3 "Les chansons des petits"

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L'alouette est sur la branche, l'alouette est sur la branche

Fait's un petit saut, l'alouette, l'alouette,
Fait's un petit saut, l'alouette comme il faut
Mettez vos bras en liance, 
Mettez vos bras en liance,
Fait's un petit saut, l'alouette, l'alouette,
Fait's un petit saut, l'alouette comme il faut
Faites nous trois pas de danse
Faites nous trois pas de danse
Fait's un petit saut, l'alouette, l'alouette,
Fait's un petit saut, l'alouette comme il faut
Faites-nous la révérence
Faites-nous la révérence
Fait's un petit saut, l'alouette, l'alouette,
Fait's un petit saut, l'alouette comme il faut

lundi 10 janvier 2011

Mes mains sont douces ...le langage d'amour des fleurs




« Mes mains sont douces d’avoir caressé le cœur des fleurs a  écrit un  poète anonyme »

Le langage d’amour  des fleurs

Aubépine :
Amour sincère

Bleuet
Délicatesse, pureté des sentiments

Chèvrefeuille
Amour généreux, attachement

Delphinium
Amour Nostalgique

Fuchsia
Ardeur du cœur

Jonquille
Désir, langueur d’amour

Œillet rouge
Passion

Passiflore
Passion mystique

Rose blanche
Amour pur

Rose rouge
Passion ardente


Tulipe rouge
Déclaration d’amour

Tulipe jaune
Amour sans espoir




mardi 10 août 2010

ROSE de LUMIERE - 3me Chapitre -

3me chapitre

(Suite et fin)


Les dernières prières s’égrenaient, Lucile les récitait machinalement avec tous les fidèles, tout en regardant cette fois la statue de la Sainte Vierge tout au-dessus de l’autel. La Sainte Marie portait sur son voile bleu une couronne de roses naturelles, vestige un peu défraichi de la Fête du couronnement de la Vierge qui avait été célébré en procession le Dimanche précédent.


Il n’y avait pas eu de communion des fidèles au cours de cette Grand-messe (la communion des fidèles avait lieu pendant la « petite messe » du matin) et quand le Prêtre se retourna pour « l’Ite Missa Est », Lucile et ses petites compagnes en rang discipliné se dirigèrent vers la sortie pour s’envoler enfin sur le parvis comme une volée de bergeronnettes tout en bavardant entre elles.


- Viens avec moi Albine, proposa Lucile, je dois passer à la Boulangerie chez Monsieur Juan pour acheter des bonbons et des friandises, je t’en ferais gouter, mais je ne pourrais m’attarder hélas, je dois rejoindre ma voiture très vite parce que mon cocher me l’a demandé et je ne veux en aucun cas le fâcher en le faisant attendre.


- Ah c’est dommage je voulais que tu viennes un moment chez moi nous aurions pu nous amuser un moment et cueillir des fleurs dans le jardin


- Eh bien je te le promets nous le ferons dimanche prochain, mais aujourd’hui c’est mon anniversaire et nous devons être rentré pour Midi.


Albine embrassa son amie


- « Bon anniversaire », Lucile ! Tiens voici un cadeau pour toi, dit-elle et elle sortit de son petit sac une petite médaille de la vierge en émail Bleu !


- Oh comme elle est belle ! Aides moi à la passer sur ma chaîne d’argent, Merci, Merci de tout mon cœur


Les friandises achetées elles en goutèrent un peu et se séparèrent très vite .Le cocher attendait à l’emplacement prévu.


- Je ne t’ai pas fait attendre, j’espère que tu es content Mohamed ?


- Oui c’est bien ! , je suis content, mais maintenant il faut y aller.


La voiture s’ébranla et le voyage du retour comme l’aller permit à Lucile de bavarder encore pour passer le temps ; Il faisait plus chaud qu’au matin et pour se protéger du soleil Mohammed avait relevé la capote avant de la calèche, mais cela ne la gênait pas pour admirer le paysage et le retour se passa plus vite qu’elle ne l’avait prévu. Bibi le vieux cheval pressé de retrouver son avoine et son écurie pressait son trot.



Dès qu’ils arrivèrent à la ferme Lucile demanda la permission à sa mère d’aller faire un petit tour dans le jardin.


- Oui tu peux y aller mais pas plus d’un quart d’heure, nos invités vont arriver et tu dois te trouver avec nous pour les accueillir. .Donne-moi ton petit sac, je vais le ranger et fais attention de ne pas abîmer tes chaussures dans le jardin, suis les allées et évite de t’approcher des fossés et rigoles d’arrosage, vas voir les grands rosiers et tu me diras en revenant si les roses sont bien écloses. Hier soir il y en avait quelques unes épanouies, les roses et les jaunes surtout, mais les rouges du grand rosier n’étaient tout juste encore qu’en boutons


Lucile s’échappa dans le Jardin pressée de recevoir le Message que lui avait annoncé dans son rêve la Déesse Flora et dont elle ne doutait pas un instant qu’elle tiendrait sa promesse.


Ce jardin pour Lucile était son « autre monde » un lieu secret et mystérieux qu’elle ressentait comme surnaturel quand elle s’y trouvait seule.


Elle se dirigea vers le rosier qui se trouvait en bordure au milieu du Côté Est du Jardin sous un grand acacia et s’assit pensive et contemplative, sur une grosse pierre qui se trouvait là et lui servait souvent de banc pour ses rêveries éveillées.


Le Rosier ne portait que des boutons non encore déclos et Lucile le regarda un moment quand soudain, comme en un rêve, dans sa rêverie et ses pensées, une magnifique rose rouge surnaturelle surgit du feuillage vert de l’acacia tout juste au-dessus du Rosier, dans une auréole de vibrations lumineuses, et lui délivra son message avec la voix de la Déesse Flora qu’elle avait entendu en rêve, tout en répandant un parfum délicieux :


« Je suis la Rose de Lumière, Écoutes bien Lucile, tu manque de sagesse, si tu n’appelle pas la sagesse de ta propre volonté pour la fixer dans ton cœur, et tes pensées, elle s’enfuira de toi et tout ce tu feras ensuite dans ta vie blessera ou te blessera »


- Ton caractère est trop vif et impatient attise tout tes désirs, seule la Sagesse te conduira sur le chemin de la tempérance qui est un bien précieux Voilà mon secret Lucile : la force est éphémère, la beauté est passagère, seule la sagesse est éternelle Le jour de ta naissance sept fées se sont penchées sur ton berceau, six d’entre elles t’ont données chacune un don bénéfique, ces dons se révèleront en toi au fils des années, mais la Fée Carabosse t’a jeté un sort maléfique pour se venger les autres Fées qui se moquaient de sa laideur et de sa méchanceté, alors moi en ce jour au nom de la Déesse Flora, dont la puissance est supérieure à toutes les autre Fées et en son nom , je suis chargée par elle d’effacer le sort maléfique de la méchante Carabosse et de le remplacer par une vertu , viens près de moi Lucile, respire mon parfum, tu seras purifiée et ensuite, dis- moi, parmi ces dons lequel serait le plus précieux pour toi : La Sagesse, la Force ou la Beauté, un seul d’entre ces dons te manque, c’est le seul qui m’a été confié pour te le restituer au nom de la déesse Flora, mais je ne pourrais te le rendre que si tu devine lequel d’entre ces dons te manque », telle est la sentence de la Déesse Flora .


- Rose de lumière, toutes les bonnes et belles choses de la vie me tentent et je les désire, mais je suis trop vive et je manque de sagesse dans mon impatience, je peux malgré moi blesser et me blesser, je t’en supplie de ma propre volonté, Rose lumière je veux la sagesse, peut m’importe la force et la beauté, je veux la Sagesse de ma propre volonté.


Lucile alors s’approcha de la Rose de Lumière et dans un souffle de ferveur répéta solennellement en se prosternant à genoux : Rose de Lumière de ma propre volonté, je veux la Sagesse !


- Je te la donne, accorda la Rose de Lumière, puis alors que Lucile se relevait pour la remercier, l’auréole de Lumière et la Rose disparurent dans un tourbillon de paillettes dorées légères et évanescentes qui s’évanouirent vers le ciel en l’espace d’une seconde.


Toute cette scène surnaturelle, dont nous pouvons penser qu’elle se passait dans les pensées de Lucile et non dans la réalité, n’avait pas duré plus de trois minutes.


Un sentiment doux et puissant envahissait maintenant l’âme, l’esprit et le corps de Lucile, et une grande sérénité pris place dans sa pensée et dans son cœur.



- J’ai 7 ans, aux dires de tous c’est l’âge de raison, je suis grande maintenant et ma promesse et ce don de la Rose m’évitera d’être impatiente et imprudente. Merci Déesse Flora, Merci Rose de Lumière, je vous promets de garder notre Secret à jamais



Puis posément elle quitta le jardin en le contournant à l’intérieur dans le sens des aiguilles d’une montre. Sur son chemin alors que la Rose de Lumière lui était apparue à l’ Est , elle trouva une fourmilière sur le côté Sud ; elle s’attarda un instant à regarder ces petites ouvrières qui inlassablement cheminaient en deux rangs parallèles les unes sortant de la fourmilière pour aller chercher de microscopiques débris d’aliment, d’herbes et poussières de bois, les autres revenant vers leur logis le dos chargés de leur butin précieux, elle fit encore quelques pas et tourna alors coté Ouest ou sous un grand chêne elle du sauter un petit ruisseau d’arrosage et remarqua à ses pieds au-dessus de l’eau courante un petit myosotis bleu au cœur rouge, minuscule, solitaire parmi des tiges d’avoine folle . Elle se souvient alors de la belle légende du Chevalier et du cri d’Adieu qu’il avait lancé à sa Belle Fiancée avant d’être emporté par les eaux, « Ne m’oubliez pas », elle resta un moment pensive et murmura « Non je ne t’oublierai jamais petit Myosotis », puis elle se dirigea vers la sortie et ramassa sur son parcours une tige sèche qui ressemblait à une baguette, elle continua d’avancer en s’amusant à remuer de petits graviers qui jonchaient le sol, mais au moment d’atteindre enfin la porte du jardin, elle remarqua sous des herbes au pied d’un jeune rosier, un serpent qui ondulait son corps et se dirigeait vers elle, interdite elle tendit la tige vers lui et lui dit « Sauves toi Serpent, disparait à jamais dans ton royaume, je n’ai pas peur de toi, sauves toi, vas-t-en, vas-t-en , vas-t-en à tout jamais !, le serpent disparut tout aussitôt dans la nature.


Elle s’éloigna alors à pas vif et atteignit à quelques 10 mètres de là, au milieu de l’allée la sortie du Jardin qu’elle franchit sans se retourner, pour rentrer dans la réalité du monde.



Déjà, sous les sept amandiers fleuris qui s’étalaient de part et d’autre de la sortie du jardin, le prolongeant quelque peu à l’extérieur, des tables longues en bois blanc et des tabourets avaient été disposés. Sur les tables juponnées de nappes blanches étaient offerts les gâteaux, les corbeilles de fruits de saison, les boissons, les jus de fruits et limonades pour les enfants et les cidres pour les grands et dans deux immenses coupelles en chaque bout de table se trouvaient des morceaux de glace pour rafraichir les bouteilles. Sur une petite table de côté se trouvaient déposés les cadeaux d’anniversaire. Tout autour des tables sa famille et les invités déjà se saluaient et parlaient joyeusement. Avant de les rejoindre pour commencer la célébration de son anniversaire elle s’arrêta un instant pour contempler cette scène heureuse, tous souriaient, la joie brillaient dans leurs yeux et tous en la voyant s’écrièrent « Bon Anniversaire Lucile ».


Lucile s’avança alors pour remercier et embrasser les invités, ses parents et ses frères. Une petite peine habitait son cœur, sa grand-mère Agathe, qui lui avait envoyé ses rubans de satins ciel et ses bracelets d’argent gravés de lierre, était absente, appelée au chevet de la fille d’une lointaine parente qui venait de mettre au monde un bébé et qui avait besoin d’aide pour les premiers jours.


Une fois les embrassades terminées et les cadeaux déballés sur la petite table, Lucile remercia et embrassa une nouvelle fois chacun pour son présent ; les adultes et les grands adolescents s’installèrent ensuite autour des tables et la délicieuse collation commença. Les conversations allaient bon train entre les adultes, ces messieurs parlaient de chasse, de récolte, de bétails, de progrès agricole, d’aménagement des routes et canaux d’arrosage, et des nouveaux tracteurs et matériels qui arriveraient certainement d’Amérique et d’Europe plus tard, à la fin de la guerre que tous souhaitaient proche, les dames entre elles parlaient toilettes, modes, naissances, recettes, éducation des enfants. Les enfants s’ébattaient et s’amusaient à leurs jeux préférés tout autour des tables et des amandiers et de temps en temps se présentaient à la table pour réclamer un petit pâté, une friandise, un gâteau ou une boisson .Sitôt restaurés , ils s’envolaient comme des oiseaux pour rejoindre leurs camarades en poussant des cris joyeux.



Au milieu de l’après midi alors que certains invités commençaient à prendre congé Lucile remarqua cheminant dans l’allée des Caroubiers, Aïcha la mère de Mohammed qui s’avançait d’un pas menu. Elle courut vers elle et en deux minutes fut à ses côtés :



- Bonjour Aïcha, comme je suis contente de te voir, tu sais aujourd’hui j’ai sept ans, viens, viens vite avec moi sous les amandiers, s’écria-t-elle en la tirant par la main, tu vas t’asseoir avec nous et manger des gâteaux et boire de la Limonade, c’est mon anniversaire !



- Oui je le sais ma petite, justement je venais te voir et regarde ce que j’ai porté pour toi, c’est mon cadeau !



- Et Aïcha écartant légèrement son voile blanc sorti de l’encolure de son corsage une Églantine qu’elle lui donna en se penchant pour l’embrasser sur la joue.



- Lucie toute joyeuse sentit son cœur battre de joie.



- Oh ! Je suis sûre que c’est la plus belle fleur de ton Ferblantier ! Merci, Merci Aïcha c’est mon plus beau cadeau du jour avec cette petite médaille bleu que m’a offert Albine, mais tu sais toi que j’aime les fleurs, Oh ! Merci ! Merci de tout mon cœur, je vais tout de suite la mettre dans un verre d’eau et la porter dans ma chambre. Vas vite rejoindre mes parents, ils sont toujours contents de te voir et Maman qui se doutait de ta venue a préparé pour toi une petite corbeille de gâteaux arabes qu’elle a fait acheter ce matin au marché par ton fils. Est-ce que je pourrai demain soir après l’Ecole venir m’assoir avec toi prés de ton kanoun pour te voir cuire tes makrouts et en manger un ou deux ?



- Mais bien sur ma « Zina » (jolie) si tes parents te donnent la permission tu pourras venir manger avec moi des makrouts et je te ferai voir un nouveau petit chat tout blanc et tout petit que mon fils m’a rapporté du village il y a trois jours , il est tout mignon avec des yeux verts, il parait que c’est une belle race, c’est un serviteur du marabout qui lui a donné. J’aime bien les chats, mais il faut s’en méfier, parfois ils ressemblent « à azrine » (au diable), mais ce petit là, il est tout petit et ne montre pas encore son caractère. Et puis aussi dans le Douar je t’emmènerai voir ma nièce Zohra avec ses enfants, elle a un bébé qui vient de naître et c’est ta mère qui a aidé à la naissance.



Aïcha et Lucile continuèrent à bavarder un moment, pendant que ses parents raccompagnaient jusqu’à leur voiture les invités qui se retiraient les uns après les autres, puis une fois qu’ils furent tous partis, Lucile laissant Aïcha avec ses parents sous les amandiers se retira dans sa chambre pour y porter son Eglantine.



Quand elle revint la fête était terminée et le soir s’annonçait déjà grisant le ciel bleu et le cloutant de l’or des premières étoiles dont l’Etoile de Vénus qui brillait de tout son éclat.



Lucile tout au long de sa vie se souvint de l’anniversaire de ses sept ans, du merveilleux secret de la Rose qu’elle ne dévoila jamais à personne comme elle l’avait promis à la Déesse Flora et le miracle fût que d’année en année elle devint de plus en plus sage et douce et ce qui ne gâte rien, belle comme une rose aux dires de ceux qui l’aimaient. Mais comme on ne peut être aimée de tout le monde, il est certain que d’autres l'ont trouvée pas trop sage , trop vive , emportée et même laide.



En conclusion, il vaut mieux être sage que belle, la sagesse ne provoque pas la jalousie, mais la beauté oui, et à tel point que Lucile bien souvent en fut victime dans sa jeunesse de la part même d'amies très proches et qu'elle en souffrit longtemps comme d'autant d'épines plantées dans son coeur

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